De nombreux travaux sont entrepris pour tenter de sauver l'espèce en France, en particulier dans les régions de l'Ouest et du Centre (population d'oiseaux migrateurs, passant l'hiver en Espagne), et dans le Midi, où l'on trouve la plus grosse population en Crau (entre Arles et Marseille).
En 2004, avec seulement 204 mâles chanteurs d'Outarde, les ornithologues estimaient à 21% le risque d'extinction avant 2030 des populations de l'Ouest de la France. Un projet Life finance un confortement de population à partir d'élevage conservatoire (oiseaux élevés en captivité). Dans le département de la Charente sur deux zones Natura 2000 (celles de Villefagnan sur 9531 ha et de la plaine de Barbezières à Gourville sur 8108 ha), une importante action de préservation de l'Outarde canepetière a été entreprise.
- Des conventions sont passées avec les agriculteurs pour modifier des dates de fauches et faucher de l'intérieur du champ vers l'extérieur pour permettre aux oiseaux de s'échapper.
- Depuis 2005, un programme Life Nature pour la sauvegarde de l'espèce est en cours sur les zones de protection spéciale de Charente mais aussi de Charente Maritime et de Vienne.
- En Deux-Sèvres, la zone de protection spéciale de Niort Sud-Est bénéficie d'un programme de recherche sur les oiseaux de plaine en général et sur les outardes en particulier depuis 1996.
Le département du Gard accueille plus de 600 oiseaux. On y constate un fort dynamisme de la population, attribué à plusieurs facteurs essentiels :
- - la disponibilité en insectes, notamment les Ephippigères, de grosses sauterelles sans ailes, du fait de l'abandon de nombreuses parcelles agricoles, recréant donc des zones exemptes de pesticides,
- - la mise en place d'une réserve de chasse à l'Est de Nîmes : de 1998 à 2005, le nombre d'hivernants est passé de 3 oiseaux à plus de 300 !