Son joli cône ovoïde abrite de petites graines au goût agréable dont les rongeurs se régalent. Ils empêchent ainsi la dissémination de cet arbre qui, en outre, a été longtemps victime de l'alpagisme.
En Sibérie et dans les Alpes, la reproduction des arolles est assurée en partie par un oiseau, le casse-noix moucheté (Nucifraga caryocatacte). Celui-ci extrait les graines des cônes, qu'il casse avec son bec, et les enfouit sous terre dans plusieurs centaines de caches disséminées sur son territoire de reproduction pour constituer des réserves. Cependant, malgré une extraordinaire mémoire, l'oiseau finit par oublier les 3/4 de ses cachettes ce qui permettra, quelques mois plus tard, la germination de nombreuses graines. Il arrive que certaines années les arolles ne fructifient pas ; les casse-noix migrent alors vers d’autres régions pour tenter de trouver de quoi se nourrir.
Le pin cembro s’associe dans les alpes à l’épicéa (Picea excelsa), au pin à crochets (Pinus mugo), mais surtout au mélèze (Larix decidua) et en Sibérie à l’épicéa (Picea obovata) et au sapin (Abies sibirica).
La croissance du Pin cembro est très lente, surtout les premières années, et il est très longévif : certains spécimens peuvent atteindre 600 ans.