Jusqu’à présent, les difficultés à gérer des ensembles munis d’un nombre élevé fini d’objets a été un frein à l’utilisation pratique de l’outil prétopologique. Mais le développement des moyens de calcul combiné avec la construction d’algorithmes adaptés rend désormais réalisables des applications à des problèmes concrets. En particulier, les algorithmes usuels relevant de la théorie des graphes, tel les algorithmes de calcul d’une fermeture transitive ou des fermés minimaux, servent de base à la mise au point d’algorithmes prétopologiques : on montre notamment que l’algorithme de calcul de la fermeture prétopologique d’un ensemble de sommets dans un graphe peut être construit à partir d’algorithmes de fermeture transitive. De la même manière, sur un graphe valué, on peut procéder à une analyse de type «topologique» en construisant à priori une quasipseudométrique à partir des valuations du graphe.
La prétopologie permet le développement de technologies intéressantes pour une raison essentielle : sa souplesse pour assurer le suivi, pas à pas, de processus de description et de transformation d’un ensemble. Ceci correspond très bien aux concepts de l’informatique pour la modélisation et la simulation de phénomènes complexes. Des développements informatiques innovants, notamment la librairie PRETOPOLIB, permettent désormais de manipuler aisément les concepts de la prétopologie et de réaliser des applications en mesure de traiter des collections de données de grande taille, proposant ainsi un outil pédagogique mais également son usage pour la simulation et le prototypage d’applications pour le chercheur.
De fait, la prétopologie s’avère un outil performant de modélisation du concept de proximité (en ne se focalisant pas sur une distance) qui permet de structurer un espace tout en suivant la dynamique de la structuration, pas à pas, à l’inverse de la topologie. Les récents développements informatiques la rendent maintenant totalement opérationnelle.