Dès 1948, Nehru, le premier Premier ministre de l'Inde, lance le programme nucléaire civil indien, en créant la Commission de l'énergie atomique par la loi sur l'énergie atomique Le ministère de l'Energie atomique est créé en 1954, avec l'aide des Etats-Unis et du Canada . L'Inde est alors bénéficiaire du programme Atoms for Peace lancé par le président américain Eisenhower .
Si dès le début du programme, un volet militaire est discrètement envisagé , celui-ci n'a été mis en oeuvre qu'après la défaite contre la Chine, en 1962, et l'accession de la Chine au rang de puissance nucléaire (1964) .
En 1963, l'Inde signe un protocole avec les Etats-Unis et l'AIEA, afin de construire le premier réacteur de la centrale de Tarapur, de 320 MW, a été construite par Bechtel et General Electric. Cette centrale comprend aujourd'hui deux réacteurs à eau bouillante (REB) de 160 MW chacun, qui sont les premiers qui ont été construits en Asie. Deux nouveaux réacteurs à eau lourde pressurisée (PHWR) de 540 MW chacun y ont été construits, faisant de cette centrale la plus importante en Inde. Elle signe également le Traité d'interdiction partielle des essais nucléaires (ou Traité de Moscou, 1963), qui interdit les essais nucléaires non-souterrains . Le Canada assure aussi la formation de 271 scientifiques et ingénieurs indiens .
En 1969, le Premier ministre Indira Gandhi refuse de signer le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et engage l'Inde dans la course à la bombe .
Dans les années 1970, l'Inde entame la construction de la centrale du Rajasthan, dotée de réacteurs de type CANDU, avec l'aide du Canada. Les réacteurs CANDU peuvent produire à la fois du plutonium et du tritium, ce qui en fait une technologie duale, apte aussi bien pour l'utilisation civile que militaire . Mais ce dernier cessera son aide après les essais de 1974, obligeant l'Inde à poursuivre seule la construction des réacteurs.