Aussitôt, un petit groupe de résidents de la région de Tewkesbury s'organise pour faire échec à ce projet. Ils forment le Comité de conservation de la Jacques-Cartier qui se lance immédiatement dans une campagne pour faire face à l'entreprise publique.
Le comité de conservation, dirigé par le biologiste Jean Bédard, attire l'attention des médias québécois, ce qui permet aux opposants de faire circuler une pétition demandant l'arrêt des travaux et l'abandon du projet. La pétition recueillera 20 000 signatures.
En décembre 1972, le comité reçoit un coup de main inattendu. Un fonctionnaire anonyme leur transmet un rapport secret d'Hydro-Québec contenant la vision à long terme de la compagnie d'électricité pour la Jacques-Cartier. Le document évoque la construction de 7 centrales hydroélectriques, d'une puissance combinée variant entre 1 000 et 10 000 mégawatts.
La campagne d'opposition au projet fait boule de neige. Les opposants sont rejoints par des éditorialistes et des personnalités publiques de tout le Québec. L'écrivain et éditeur de La Presse, Roger Lemelin, et le biologiste Pierre Dansereau s'insurgent.