Rangiroa dispose d'une centrale thermique qui produit de l'électricité ainsi que d'une antenne satellite pour les communications téléphoniques.
En plus des habituels transferts de ressources de la métropole vers les territoires d'outre-mer par le biais des salaires de la fonction publique, Rangiroa dispose de quelques activités économiques propres telles que :
Le tourisme
C'est certainement l'activité économique principale de l'île : des liaisons journalières avec Tahiti, un lagon exceptionnel et des passes qui constituent des sites privilégiés de plongée sous-marine attirent un nombre régulier de touristes. Ces derniers sont hébergés dans quelques hôtels et pensions de famille.
Faune sous-marine
Dans les nombreuses cavernes sous-marines (les cavernes, la grotte aux requins, le tombant, l'éolienne...) et à leurs abords, on rencontre des chirurgiens, rougets, napoléons, raies manta, requins gris « raira » où à pointe blanche, requins marteau, raies léopard, barracudas en bancs, tortues, requins pélagiques, dauphins...
La perliculture
L’élevage d’huîtres perlières dans le lagon permet de produire des perles noires. Ce terme désigne en réalité les perles de culture marines produites à partir de l'espèce Pinctada margaritifera, abondante dans les atolls de Polynésie française. Les perles obtenues, dont la couleur de base peut aller de la très claire à la très foncée en passant par toute la gamme des gris, d'où l'appellation impropre de perles noires, sont les seules perles cultivées au monde présentant autant de diversité de couleurs naturelles avec un dominante verte rose dite aile de mouche ou peacock.
La technique de production des perles de culture marine a été originalement mise au point au Japon et excepté quelques détails, les protocoles utilisés en Polynésie française sont similaires. Le processus consiste à introduire dans l'animal, un nucléus, bille en nacre et un greffon, morceau du manteau d'une autre huître sacrifiée à cet effet. Le greffon va alors rapidement reconstituer un épithélium autour du nucleus puis déposer des cristaux de nacres dans le cas d'une greffe réussie. Néanmoins, les cas de rejets du nucléus sont important et peuvent atteindre 30 à 40 %, la raison principale étant un mauvais placement du greffon qui doit absolument être accolé au nucleus lors de l'opération initiale. Malgré un support original parfaitement sphérique, seules 20% des perles seront rondes à la récolte, soit environ deux ans après la greffe.
La perliculture est présente dans plus de trente atolls de Polynésie française et fait vivre de nombreuses familles autochtones. A Rangiroa, dont la surface du lagon est énorme, plusieurs fermes occupent une superficie de plus de 500 hectares de concessions maritime octroyées par le gouvernement de la Polynésie française. La ferme la plus importante, Gauguin's pearl, emploie plus de 50 personnes originaires de l'atoll et impacte ainsi sur l'économie de l'ile dont la population totale avoisine les 2000 habitants.
Une école dédiée aux techniques de la perliculture est d'autre part implantée sur l'atoll de Rangiroa ainsi qu'un centre de recherches sur les huîtres perlières qui font de ce lieu une plateforme importante pour la perliculture.
La pêche
Essentiellement vivrière une partie de la production est cependant exportée vers l'ile de Tahiti.
La viticulture
L'atoll de Rangiroa est également connu pour son vignoble, unique au monde. Les vignes y poussent au bord d’un lagon à côté d’une cocoteraie, et produisent deux récoltes par an. Le chai est situé en plein centre du village d'Avatoru. Les raisins sont ramenés au chai par bateau.
La création de ce vignoble a demandé de longues analyses préalables, pour trouver le meilleur site capable d’accueillir les vignes. Les premiers ceps ont été importés en 1992 et ont subi des tests d'acclimatation et de sélection dans les principaux archipels de Polynésie, avec l’incertitude de leur adaptation au climat. Une trentaine de cépages a été importée de diverses régions d'Europe.
Les essais ont eu lieu :
- aux îles Australes sur les îles hautes de Rurutu et Tubuai,
- aux îles Marquises à Nuku Hiva,
- aux Tuamotu à Rangiroa,
- à Tahiti en plaine et en montagne.
Au final, l’atoll de Rangiroa a été retenu, notamment son absence de maladie cryptogamique, l’absence d'insectes défoliateurs, et sa relative proximité de Tahiti. Les cépages retenus et actuellement en production sont : l’Italia, le Carignan, et le Muscat de Hambourg.
Le problème de l'eau
Comme pour beaucoup d'atolls, il n'y a pas d'eau courante à Rangiroa. Chaque foyer doit récupérer et stocker l'eau de pluie dans des citernes. Les lentilles d'eau douce qui se forment dans les récifs coralliens sont pour la majorité d'entre elles désormais constituées d'eau saumâtre du fait d'un pompage excessif. Certaines sont aussi polluées à cause de l'enfouissement des déchets.