Rémiges primaires
Ce sont les plumes longues et plus étroites, surtout celles fixées sur les phalanges. Ce sont les plumes sur lesquelles s'exercent les principales poussées au cours du vol. Elles peuvent être individuellement orientées ce qui permet à l'oiseau lorsqu'il lève les ailes de réduire la résistance de l'air en les tournant verticalement. La flexibilité à la pointe de ces plumes chez les oiseaux planeurs permet de réduire la création de vortex et de réduire les traînées.
La majorité des oiseaux en possède 11, 12 chez les grèbes et le héron cendré, flamant, 9-10 chez les passereaux. La première (la plus externe) est souvent plus réduite, voire rudimentaire chez les hirondelles et les pinsons (3 mm).
Les émarginations sont les espaces que l'on retrouve entre les extrémités des rémiges primaires.
Rémiges secondaires
Les rémiges secondaires sont fixées sur l'Os ulna. Ce sont des plumes plus petites et plus souples que les primaires. Elles offrent la portance aux oiseaux, en général, plus une espèce a de voilure, plus le nombre de ces plumes est élevé.
Leur nombre varie de cinq chez certains oiseaux-mouches à 12 chez les pigeons et jusqu'à 30 chez les pétrels ou 40 chez certains albatros. Pour plus de quarante espèces non passeriformes comme les Gaviidae, Podicipedidae, Pelecanidae, Gruidae, Psittaciformes, Strigiformes, Laridae, il manque la cinquième secondaire, cette caractéristique est appelée diastataxis si bien qu'aucune rémige n'est recouverte à cet endroit. Ceci pourrait être dû à une torsion des cellules lors du développement embryonnaire.
Rémiges tertiaires
Les tertiaires sont fixées à l'humérus. Ce sont des plumes plus petites qui, avec leur couverture, recouvrent les épaules et une partie du dos. Elles peuvent être plus symétriques que les secondaires.
Rémiges bâtardes
Ce sont les plumes s'insérant sur le pouce, elles sont également appelées l'alula. Le développement des rémiges et des alulas chez les Hoazins juvéniles est très retardé en comparaison de celui des autres oiseaux, sans doute parce que ceux-ci sont équipés avec les griffes sur leurs deux premières phalanges. Ils utilisent ces petits crochets contournés pour empoigner des branches en grimpant dans les arbres, ce que gênerait la présence de plume. La plupart des jeunes perdent leurs griffes entre le 70 et 100 jour. Certains spécimens conservent une hyperkératose à l'age adulte.