Le présupposé de sa recherche philosophique est que le lexique traditionnel de la politique s’est épuisé et qu’il est nécessaire de lui trouver de nouvelles formulations. Il ne s’agit pas néanmoins d’abandonner définitivement les mots de la philosophie politique occidentale, mais de les appréhender d’un point de vue historique et théorique de manière à mettre en évidence leur aspect jusqu’alors « impensé ». Il en résulte un éventail d’interprétations qui se situent au croisement de divers champs conceptuels et linguistiques : philosophie, anthropologie, littérature, théologie.
À travers l’analyse des catégories politiques élaborées par les classiques de la pensée moderne et contemporaine (de Machiavel à Carl Schmitt, de Hannah Arendt à Simone Weil, et de Georges Bataille à Leo Strauss), il a souligné les limites du politique, en tant qu’organisation qui se confronte nécessairement au caractère irréductible de la forme vivante.
Sa trilogie, Communitas, Immunitas et Bios, est tout à fait représentative d'une pensée qui, en France, est en résonance avec les travaux de Jean-Luc Nancy, avec lequel il a collaboré à plusieurs reprises.