Les tubes de sable, cimentés par une glande du ver, sont droits et atteignent 30 cm de hauteur : accolés les uns aux autres, ces tubes ressemblant à des gâteaux d'abeille et formant des pseudorécifs de masse souvent considérable sur près de 1,5 m de hauteur. Ces colonies, comptant jusqu'à 60 000 individus par mètre carré, constituent des massifs qui peuvent croître de 12 cm/an (le rythme de construction varie selon le piétinement, les variations thermiques ou d'hydrodynamie) et abriter 70 espèces différentes (vers, larves et juvéniles de crustacés y migrant par thigmotactisme), constituant ainsi un réservoir de biodiversité. Les massifs ont la forme de coussins plats ou des buissons arborescents.
Les plus grands récifs d'Europe se situent dans la Baie du Mont Saint-Michel (biorécifs de 3 km de large entre la chapelle de Sainte~Anne et la pointe de Champeaux, appelés « crassiers ») et la baie de Bourgneuf.
La gestion intégrée des zones côtières modifie certaines implantations conchylicoles pour préserver les massifs.