Statistiquement, les centres d'atomes disposés sur une mince surface peuvent être considérés comme des points répartis uniformément sur ce plan. Le centre d'un projectile atomique heurtant ce plan a une probabilité géométriquement définie de passer à une certaine distance r d'un de ces points. En fait, s'il y a n atomes dans une surface S de ce plan, cette probabilité est de (nπr)/S, ce qui est simplement le rapport entre la surface totale occupée par des cercles de rayon r et la surface S du plan. Si nous considérons les atomes comme des disques d'acier impénétrables et la particule comme une bille de diamètre négligeable, ce rapport est la probabilité que la bille heurtera un des disques, c'est-à-dire que le projectile sera arrêté par la surface.
En d'autres termes, la section efficace est la surface fictive que devrait avoir une particule cible pour reproduire la probabilité observée de collision ou de réaction avec une autre particule en supposant que ces collisions se produisent entre objets matériels impénétrables.
Cette notion peut être étendue à n'importe quelle interaction entre collision de particules telle que : réaction nucléaire, diffusion de particules, diffusion de la lumière. Par exemple, la probabilité qu'une particule α heurtant une cible de béryllium produira un neutron peut être exprimée par la surface fictive qu'aurait le béryllium dans ce type de réaction pour obtenir la probabilité de cette réaction selon ce scénario.
La section efficace est peu dépendante de la taille réelle de la particule en question et varie surtout en fonction de la nature exacte de la collision ou de la réaction, et des interactions existentes entre les particules concernées. Ceci explique l'emploi de l'expression section efficace au lieu de section plus simplement.