Introduction
Le principe de signature, ou théorie de la signature est une croyance répandue en Europe, de l'antiquité jusqu'au XVIII siècle, selon laquelle la forme et l'aspect des plantes est à rapprocher de leurs propriétés thérapeutiques. Ce concept relevant de l'alchimie a été repris par de nombreux médecins, chirurgiens et botanistes.

Sanguisorba officinalis, la grande pimprenelle. Son nom latin vient de la couleur rouge des fleurs, qui faisait croire à sa capacité d'absorber le sang. En réalité, ses propriétés hémostatiques seraient dues à la présence d'une concentration élevée de tanins dans les racines

Représentation de la pulmonaire dans le Phytognomonica de Jean-Baptiste Porta, évoquant la disposition du cœur et des poumons

Les trois lobes des feuilles d'Hepatica nobilis, ainsi que la teinte rougeâtre de la face inférieure, évoquent le foie, et ont longtemps fait croire que cette plante étaient efficace dans le traitement des affections de cet organe, d'où son nom.

Les feuilles tachetées de la pulmonaire évoquaient la forme des alvéoles pulmonaires pour les anciens, qui l'utilisaient comme traitement des pathologies respiratoires

Le latex jaune de la chélidoine lui valait sa renommée dans le traitement des ictères