Exemples
Le symptôme peut être une manifestation somatique : une paralysie, des troubles du langages.
Il peut être aussi une manifestation psychique : angoisse, hydrophobie.
Historique
1/ En étudiant le cas d'Anna O. (Bertha Pappenheim), une hystérique soignée par Joseph Breuer grâce à la méthode cathartique, Freud a d'abord vu dans le symptôme un résidu mnésique d'expériences émotives (c'est-à-dire de traumatismes psychiques).
2/ Ensuite, en formulant sa nouvelle compréhension du système psychique, il a interprété différemment le symptôme.
L'appareil psychique est composé de différentes instances en conflit : le moi, le ça et le surmoi. Quand une représentation (pulsionnelle) tombe sous le coup d'un interdit, elle est refoulée dans l'Inconscient par la censure opérée par le moi, mais jamais anéantie. Un processus alors de tentative de réappartition des éléments refoulés se met en place : c'est le retour du refoulé. Il y a plusieurs façon de déjouer la censure : le rêve, les lapsus, les oublis et les actes manqués ou bien les symptômes. Ces formations substitutives sont des formes de déguisement de la représentation, rendus acceptables pour la conscience pour pouvoir réinvestir son champ. Ainsi, ils permettent la satisfaction du désir sans éveiller la censure en formant un compromis entre les désirs et les interdits. Ce sont tous ces déguisements qui sont investigués, interprétés dans la cure psychanalytique. Remarque : il y a des liaisons associatives entre le symptôme et ce à quoi il se substitue.
Définition
Le symptôme est le substitut de représentations tombées sous le coup d'un interdit et refoulées dans l'Inconscient. Il est le déguisement de ces représentations pour qu'elles puissent réinvestir le champ de la conscience, en étant acceptable. Et, il apporte une satisfaction de remplacement au désir inconscient, sans éveiller la censure et même en satisfaisant les exigences défensives. Cette double-satisfaction explique la capacité de résistance du symptôme car il est maintenu des deux côtés.
Récapitulatif :
- Il est formation de compromis en tant qu'il est le produit du conflit défensif.
- Il est formation substitutive dans la mesure où c'est le désir qui cherche à se satisfaire.
- Il est formation réactionnelle dans la mesure où c'est le processus défensif qui prévaut.
Bénéfices primaires et secondaires
Le symptôme est satisfaction, décharge pulsionnelle, il offre un bénéfice primaire. On ne saurait chercher à retirer au malade mental son symptôme, en ce qu'il en jouit, et que le psychologue doit reconnaitre comme jouissance.
Ce bénéfice primaire correspond à la signification que porte le symptôme, signification qui seule permet l'expression d'un désir inconscient - le symptôme se rattache donc à la représentation, voire au discours. Pour Jacques Lacan, le symptôme est donc métaphore (Le symptôme est une métaphore que l'on veuille ou non se le dire).
Le symptôme peut également engendrer un bénéfice secondaire, plaisir supplémentaire qui ne se relie donc pas directement au sens que veut énoncer ce signe de la maladie, mais qui provient plus d'un hasard relatif cette fois à la nature même du symptôme. Ainsi, le procédurier paranoïaque ralliant à lui un mouvement de soutien.