Plusieurs formulations équivalentes du théorème sont possibles ; on l'énonce généralement ainsi :
Théorème de l'application conforme — Soit U un ouvert simplement connexe non vide du plan complexe, distinct du plan. Il existe une bijection holomorphe f entre U et le disque unité D={z∈C,∣z∣<1}.
Utilisant les propriétés caractéristiques des fonctions holomorphes (en particulier le fait que, dans C, f dérivable implique f analytique), on peut encore reformuler le théorème en disant qu'il existe une bijection dérivable (dans C) de U vers D ; comme la dérivée d'une bijection holomorphe n'est jamais nulle, on en déduit que la bijection réciproque f est également holomorphe.
Comme les fonctions holomorphes "conservent les angles", cela revient à dire, d'un point de vue géométrique, qu'il existe une bijection conforme entre U et D. Le composé de deux fonctions holomorphes étant holomorphe, on voit qu'en fait, plus généralement, il existe une bijection conforme entre deux ouverts quelconques U et V satisfaisant les hypothèses précédentes.
Henri Poincaré a montré que l'application f (entre U et D) est essentiellement unique : si z0 appartient à U et si φ est un angle arbitraire, il existe exactement une bijection holomorphe f telle que f(z0) = 0 et que l'argument de la dérivée f'(z0) soit φ. Ce résultat découle facilement du lemme de Schwarz.