Introduction
Le concept d'unification est une notion centrale de la logique des prédicats ainsi que d'autres systèmes de logique et est sans doute ce qui distingue le plus Prolog des autres langages de programmation.
L'unification de deux termes t1 et t2 consiste à trouver (quand il en existe) un troisième terme t tel qu'on puisse passer de t à t1 et à t2 en instanciant certaines variables. t est alors appelé un unificateur de t1 et t2. Intuitivement, l'unification est le fait d'attribuer une valeur à certaines variables de t1 et t2 et peut être regardé comme un genre d'assignation qui ne pourrait s'effectuer qu'une seule fois. Lorsqu'on résout une équation algébrique, une inconnue peut avoir une, plusieurs ou aucune solutions, mais sa valeur ne change pas durant les opérations; c'est pareil pour l'unification. En fait on peut voir la résolution d'une équation comme un cas particulier d'unification.
En prolog, cette opération est dénotée par symbole « = ». Les règles de l'unification sont les suivantes:
- une variable X non-instanciée (c'est-à-dire ne possédant pas encore de valeur) peut être unifiée avec une autre variable (instanciée ou pas); les deux variables deviennent alors simplement des synonymes l'une de l'autre et représenteront dorénavant la même chose ;
- une variable X non-instanciée peut être unifiée avec un terme ou un atome et représentera dorénavant ce terme ou atome ;
- un atome peut être unifié seulement avec le même atome ;
- un terme peut être unifié avec un autre terme : si leurs noms sont identiques, si leur nombres d'arguments sont identiques et si chacun des arguments du premier terme est (récursivement) unifiable avec l'argument correspondant du second terme.
En raison de sa nature déclarative, l'ordre dans une suite d'unifications ne joue (habituellement) aucun rôle.