La vaccination contre le VVZ chez les immunosupprimés vise surtout une protection contre le zona. Les types de vaccins administrés sont différents de celui utilisé pour la varicelle. Le vaccin contre la varicelle administré chez les personnes en santé peut être donné dans le cas où le patient n’est pas encore dans un état d’immunosuppression, c’est-à-dire avant une thérapie immunosuppressive, par exemple.
L’utilisation du virus inactivé est également faite. Il est plus sécuritaire que le vaccin atténué puisque la souche virale a été traitée à la chaleur. Toutefois, il s’avère que ce type de vaccin est moins efficace étant donné que la présentation d’antigène dans le contexte du complexe majeur d’histocompatibilité de type I est plus faible. La réponse des cellules T spécifiques au virus est alors inférieure comparativement à celle obtenue avec un vaccin élaboré à partir d’une souche virale atténuée.
D’autres approches peuvent permettre la protection des gens immunodéprimés contre le VVZ. Dans certains cas, la personne reçoit une première dose de vaccin inactivé avant de recevoir le vaccin atténué. Cela a pour effet de créer une première réponse immunitaire qui sera capable d’empêcher l’infection par le virus atténué. Des vaccins préparés à l’aide de protéines virales peuvent également être injectés de façon sécuritaire aux patients plus à risque. Les régions qui vont activer une réponse par les cellules T cytotoxiques sont les zones codant pour les protéines 4, 62 et 63 en plus des glycoprotéines C, E et I. L’ajout d’adjuvant pourrait être bénéfique puisqu’il permettrait à la réponse immunitaire d’être augmentée vu qu’aucune réplication n’est présente dans ce type de vaccin.
Il serait possible de modifier génétiquement la souche sauvage Oka en lui enlevant les gènes essentiels à sa réplication. Théoriquement, le virus devrait être apte à infecter une cellule, activer le système immunitaire sans se répliquer, causant ainsi une varicelle ou un zona, selon le cas.