Il est difficile de donner une définition exacte de la vie artificielle. Plusieurs définitions ont déjà été proposées.
Ainsi, selon Christopher Langton : "La vie artificielle est donc l'étude de systèmes vivants naturels pour en trouver des principes afin de recréer sur des supports artificiels des phénomènes biologiques à partir de rien."
Ou encore, selon J.-P. Rennard : "La vie : état de ce qui n'est pas inerte. La vie artificielle : domaine de recherche qui cherche à expliquer la définition précédente."
Enfin, on pourrait définir la vie artificielle par les caractéristiques que doivent posséder les systèmes de vie artificielle : "Ces systèmes doivent avoir été créé par l'homme, être autonomes, être en interaction avec leur environnement, faire émerger un ou des comportements. Ils peuvent aussi, mais cela n'est pas nécessaire, se reproduire et être capables de s'adapter" (J. Doyne Farmer).
J. Doyne Farmer propose même, en 1990, une liste de critères qui permettent de déterminer si un système est vivant ou non :
- La vie est une structure dans l'espace-temps, plutôt qu'un objet matériel spécifique.
- La vie implique un mécanisme d'autoreproduction.
- Un être vivant comprend une description de lui-même qu'il utilise pour se reproduire (Exemple : ADN).
- Un être vivant possède un métabolisme qui convertit la matière ou l'énergie de l'environnement dans les formes et les fonctions utiles à l'organisme.
- Un être vivant interagit fonctionnellement avec son environnement.
- Un être vivant est composé d'un ensemble de structures interdépendantes qui constituent son identité.
- Une forme vivante reste stable malgré les perturbations dues à l'environnement (Exemples : redondance des gènes, processus de guérison).
- Les êtres vivants ont une capacité d'évolution au niveau des générations successive de l'espèce (Exemple : mutation génétique).