Cette espèce était autrefois présente dans l'Europe de l'Ouest, jusqu'en Angleterre où son nom anglais (Dartford Warblers) vient du nom du Dartford Heath, dans le nord-ouest du Kent) où toute la population s'est éteinte au début du 20e siècle. Cet oiseau avait aussi presque complètement disparu de France lors de l'hiver rigoureux de 1962/1963 (époque correspondant aussi à un pic de pollution radioactive des pluies, suite aux retombées des essais nucléaires atmosphériques), où les ornithologues n'avaient pu compter que 10 couples dans toute la France.
Cependant, cette espèce semble pouvoir bien récupérer si elle retrouve des habitats de bonne qualité, en raison de sa capacité répéter sa nidification avec un taux élevé de survie pour les jeunes quand ils sont bien nourris. Cette espèce s'est ainsi bien se redressée dans certaines régions du Royaume-Uni, avant d'à nouveau décliner en Angleterre (comme ailleurs), en particulier dans les ZPS du bassin de la Tamise (Thames Basin) et Wealden Heaths qui abritaient 26% de la population anglaise et du pays de Galles ; Alors qu'on y comptait encore 1001 couples en 2001, un brutal déclin a été constaté en Février 2009 (- 88% !) avec 117 couples recensés. L'espèce reste donc très vulnérable au Royaume-uni .
Classé jusqu'au début des années 2000 parmi les espèces de « préoccupation mineure » par l'UICN , cette espèce est soupçonnée d'être plus rare qu'on imagine généralement. Après une enquête qui a confirmé la régression de cette espèce, elle a changé de statut en 2008 pour être classée dans la liste des espèces « presque menacées » .