5 lueurs d'espoir pour les femmes atteintes de cancer du sein

Publié par Adrien le 19/11/2020 à 09:00
Source: Université Laval
Le mois de la prévention du cancer du sein a pris fin avec octobre. Toutefois, à l'Université Laval, c'est à l'année que plusieurs chercheurs sont à pied d'oeuvre pour mieux comprendre et traiter cette maladie. Parmi toutes les avancées réalisées par ces équipes chevronnées, voici 5 pistes encourageantes.


La mammographie permet de détecter le cancer (Le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormalement importante au sein d'un tissu normal de...) du sein.
Illustration: National Cancer Institute

1- Prévenir par l'alimentation

De plus en plus d'études suggèrent que certains aliments peuvent diminuer le risque de cancer du sein. Une étude menée par Caroline Diorio et Élisabeth Canitrot, de la Faculté de médecine (La médecine (du latin medicus, « qui guérit ») est la science et la pratique (l'art) étudiant l'organisation du corps humain (anatomie), son fonctionnement normal...) et du Centre de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension...) du CHU de Québec - Université Laval (L’Université Laval est l'une des plus grandes universités au Canada. Elle a comme origine le Séminaire de Québec, fondé en 1663 et constitue ainsi le plus...), en apporte une nouvelle preuve. Les chercheuses ont examiné l'association entre la consommation de produits laitiers maigres et cette maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.). Selon leurs analyses, la consommation quotidienne d'au moins deux produits de ce type pourrait réduire substantiellement le risque de développer un cancer du sein chez les femmes non ménopausées.

2- Évaluer avec précision le risque individuel

Prédire avec justesse le risque de développer un cancer du sein afin d'adapter le test de dépistage (Le dépistage, en médecine, consiste en la recherche d'une ou de plusieurs maladies ou d'anomalies dites "à risques" chez les individus d'une population donnée. Ces...) par mammographie au risque individuel de chaque femme, de façon à rendre sa portée plus efficace. Voilà où se situent les efforts de Jacques Simard et de son équipe des Facultés de médecine et de pharmacie (La pharmacie (du grec φάρμακον/pharmakôn signifiant drogue, venin ou poison) est la science s'intéressant à la conception, au mode d'action, à la...) et du Centre de recherche du CHU de Québec - Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études...) Laval. En s'appuyant sur un repérage toujours plus précis des gènes associés aux différents sous-types de cancer du sein, le projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et l’intégration d’une grande diversité de...) PERSPECTIVE évalue une approche de dépistage personnalisée utilisant un outil (Un outil est un objet finalisé utilisé par un être vivant dans le but d'augmenter son efficacité naturelle dans l'action. Cette augmentation se traduit par la simplification des actions entreprises, par une...) de prédiction novateur qui combine les facteurs de risque associés au cancer du sein (antécédents familiaux, habitudes de vie (La vie est le nom donné :), facteurs hormonaux, densité (La densité ou densité relative d'un corps est le rapport de sa masse volumique à la masse volumique d'un corps pris comme référence. Le...) mammaire) à un score de risque polygénique incluant 300 variations génétiques, unique à chaque femme. Le but ultime est d'accroître les bénéfices et de diminuer les inconvénients du dépistage du cancer du sein.

3- Diagnostiquer au plus tôt

Plus le cancer est détecté tôt, plus grandes sont les chances de guérison (La guérison est un processus biologique par lequel les cellules du corps se régénèrent pour réduire l'espace d'une région...). Faire parler les gènes pour favoriser cette détection précoce, voilà la piste qu'explore une équipe de la Faculté de médecine et du Centre de recherche du CHU de Québec - Université Laval dont font partie Caroline Diorio etFrancine Durocher. Les transformations cellulaires qui font qu'une cellule normale devient cancéreuse ou qu'une cellule cancéreuse devient plus agressive s'accompagnent de modifications dans l'expression de certains gènes. Les deux professeures et leur groupe font le pari qu'une connaissance pointue de la signature génomique (La génomique est une discipline de la biologie moderne. Elle étudie le fonctionnement d'un organisme, d'un organe, d'un cancer, etc. à l'échelle du génome, et non plus limitée...) à chaque étape de ces transformations pourrait permettre de détecter très tôt la présence de cellules anormales. Dans le cadre de leurs travaux, ces chercheuses explorent aussi l'idée qu'en modulant l'expression des gènes en cause, il serait possible de prévenir ou de ralentir la progression du cancer du sein.

4- Miser sur bienfaits du sommeil

L'importance d'un sommeil de qualité n'est plus à démontrer dans la population en général. Chez les personnes atteintes de cancer, cette importance est encore plus grande. Les travaux que Josée Savard et son équipe de l'École de psychologie mènent sur les troubles de sommeil ont démontré que la chimiothérapie (La chimiothérapie est l'usage de certaines substances chimiques pour traiter une maladie. C'est une technique de traitement à part entière au même titre...) et l'insomnie (L'insomnie est un terme créé au XVIe siècle sur la base du latin insomnia (du latin somniculus, « état de celui qui dort ») et signifie stricto sensu la...) ne font pas bon ménage. Le manque de sommeil fragiliserait le système immunitaire (Le système immunitaire d'un organisme est un ensemble coordonné d'éléments de reconnaissance et de défense qui discrimine le « soi » du « non-soi ». Ce qui est...), ce qui augmenterait le risque de développer des infections pendant la phase (Le mot phase peut avoir plusieurs significations, il employé dans plusieurs domaines et principalement en physique :) de traitement et les semaines qui suivent. Ces recherches ont inspiré un programme d'intervention contre l'insomnie qui est en phase d'implantation (Le mot implantation peut avoir plusieurs significations :) au CHU de Québec - Université Laval. Ultérieurement, il sera intégré aux soins de routine offerts aux personnes atteintes de tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) type de cancer.

5- Et sur ceux de l'activité physique

L'activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et ancien, la physique désigne la connaissance de la...) a des effets bénéfiques reconnus chez les femmes aux prises avec un cancer du sein. Il y a quelques années, Caroline Diorio et son équipe de la Faculté de médecine ont démontré que la pratique quotidienne d'activités physiques de faible intensité pouvait avoir uneffet protecteur contre les récidives du cancer du sein. Plus récemment, une autre étude menée par son équipe a montré que l'activité physique était associée à une réduction de l'inflammation (Une inflammation est une réaction de défense immunitaire stéréotypée du corps à une agression : infection, brûlure,...) dans la glande mammaire. Voilà qui, selon la chercheuse, pourrait expliquer l'effet protecteur de l'activité physique sur le risque du cancer du sein et sur le risque de récidive. Mieux comprendre ces risques est un autre pas vers une meilleure compréhension de cette maladie et vers l'amélioration des traitements.
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