Abbatiale Notre-Dame de La Charité-sur-Loire

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Introduction

Abbatiale Notre-Dame de La Charité-sur-Loire
Le chevet de l'église Notre-Dame et les bâtiments conventuels
Latitude

Longitude
47° 10′ 39″ Nord

3° 01′ 03″ Est / 47.17758610046341, 3.0174851417541504
PaysFrance
régionBourgogne
départementNièvre
VilleLa Charité-sur-Loire
Cultecatholique romain
Typeabbatiale
Rattaché àCluny
Début de la constructionXI siècle
Fin des travauxXII siècle
Style(s) dominant(s)roman
Protection1840

L'abbatiale romane Notre-Dame de La Charité-sur-Loire (Nièvre) date de la décennie 1070-1080, mais a subi des modifications au XII siècle, notamment la construction d'un déambulatoire à chapelles rayonnantes. Elle est surtout réputée pour son chevet à chapelles rayonnantes et deux de ses façades (ouest et sud) timbrées d'un tympan. Elle appartenait à un important prieuré dépendant de la puissante abbaye de Cluny, en Bourgogne dont il était une des cinq filles ainées. C'est pourquoi elle était au Moyen Âge, la seconde plus grande église de France, après celle de Cluny III. Riche et puissant, le prieuré clunisien de La Charité-sur-Loire s'enrichit de nombreuses donations et possessions dès sa création. La grande église abbatiale actuelle doit montrer de par son décor soigné et sa grandeur, tout comme celle de Cluny, la richesse de l'ordre et du prieuré.

L'abbatiale a été classée monument historique en 1840.

La façade occidentale

Son tympan porte le thème de l'Assomption de la Vierge, thème assez peu répandu sur les tympans romans. Il est présent néanmoins à Corneilla-de-Conflent, Cabestany, Gensac-la-Pallue, et plus tard dans des compositions gothiques (Notre-Dame de Paris, Notre-Dame de Chartres).

La façade sud

Son tympan d'après 1132 est visible sur la face intérieure du croisillon sud du transept. Son thème principal est la Transfiguration, c'est-à-dire l'apparition de Moïse et d'Élie aux côtés du Christ dans sa gloire divine. Ce sujet n'était pas le plus représenté à l'époque romane, car le Christ n'en est pas l'unique protagoniste, donc ce n'est pas une théophanie dans le vrai sens du terme... Cependant il est très bien maîtrisé à La Charité-sur-Loire, le Sauveur étant nettement séparé des personnages de l'Ancien Testament, dans une mandorle.

Le tympan est ceinturé d'un arc outrepassé, qui lui permet d'être découpé en un demi-disque sur le registre supérieur, et une frise de type linteau pour le registre inférieur. Cette partie est elle-même scindée en deux zones inégales, à gauche portant l'Adoration des Mages et à droite la Présentation au Temple. Ces deux scènes font partie du cycle iconographique de l'Enfance du Christ incarné, alors que la Transfiguration qui prend la place habituelle d'une Ascension ou d'une théophanie à la fin des Temps est un des symboles de la continuité entre l'Ancien Testament et le Nouveau Testament.