Abbaye Notre-Dame de La Couronne

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Introduction

Abbaye Notre-Dame de La Couronne
Vestiges de l'abbaye
Nom localL'abbaye
Latitude

Longitude
45° 36′ 46″ Nord

0° 6′ 9″ Est / 45.61278, 0.1025
PaysFrance France
RégionPoitou-Charentes
DépartementCharente
VilleLa Couronne
CulteCatholique romain
TypeAbbaye
Début de la constructionXII siècle
Fin des travauxXVI siècle
Style(s) dominant(s)Gothique
Protectionclassée MH 1903
Localisation
Charente department location map.svg

Abbaye Notre-Dame de La Couronne

L'abbaye Notre-Dame de La Couronne est une abbaye bénédictine située à La Couronne en Charente. En ruines, elle témoigne de l’introduction du style gothique dans l’Ouest de la France.

Histoire de l'abbaye

Fondation

Une première abbatiale est élevée au début XII siècle. Divers textes sont venus jusqu'à nous :

  • Le 12 mai 1118, Lambert et les religieux de La Palud posent la première pierre de l’église de La Couronne.
  • Le 12 mars 1122, jour de la Passion, les religieux font leur entrée dans l’église primitive de La Couronne... Elle perd son nom de La Couronnelle et prend celui de La Couronne. Ceci a lieu en présence de Guillaume, évêque de Périgueux, Girard, évêque d’Angoulême et légat du Saint-Siège et Vulgrin II, comte d’Angoulême. Lambert, élu abbé, est consacré le jour de Pâques.

Cette première église abbatiale est remplacée par une seconde, consacrée en 1201, due à l’abbé Junius à la fin du XII siècle à une période de renouvellement de la spiritualité après le réforme grégorienne.

La comtesse Isabelle d'Angoulême, veuve du roi Jean Sans Terred'Angletterre, fut enterrée à l'abbaye de La Couronne, appelée alors Saint-Nicolas, avant que son corps soit transféré à l'abbaye de Fontevraud.

Évolution du statut

Au XVII siècle, l’abbaye revient aux chanoines réguliers de la congrégation de France, les génovéfains.

Guerres, pillages et destructions

Elle subit des destructions durant la guerre de cent ans puis durant les guerres de religion d'où les reconstructions de parties en gothique dit "Plantagenet" et dit "flamboyant"

ruines de l'abbaye

Perte temporaire de la fonction religieuse

Elle est vendue comme bien national à la Révolution et a servi de carrière de pierres jusqu’à son classement Monuments Historiques en 1903.

Architecture de l'abbaye

La partie actuellement visible date de la fin du XII siècle, à l’exception des deux travées occidentales de la nef et de la façade gothiques.

L’église abbatiale

Elle est marquée de plusieurs phases de construction. Les supports, les décors et les sculptures dans le transept, la chapelle et le choeur roman saintongeais. Les voûtes d’ogives bombées dans les deux travées orientales de la nef sont l’expression du gothique dit « Plantagenêt » du XV siècle.

Les deux travées occidentales de la nef et la façade ont été reconstruites dans le style gothique flamboyant après les guerres de religion au XVI siècle.

Elle donne un excellent exemple de l'évolution de l'art gothique.

Le clocher

Bâtiments du XVIII siècle particulièrement prégnants. Un dernier corps de bâtiment, placé au nord de l'abbatiale, date de la fin du XVIIIe-début du XIXe siècles.

bâtiments monastiques

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Les bâtiments monastiques

Au sud de l’abbaye, la galerie du cloître, les vestiges de la salle capitulaire et du réfectoire datent du XIII siècle tout comme les ailes autrefois dévolues aux convers.

entrée de l'abbaye

Les bâtiments sont organisés autour d'une cour fermée d'un portail monumental.

Le logis abbatial est placé dans son enclos bien fermé de hautes murailles, au sud de cet ensemble. Il fut élevé entre le XVe et le XVI siècle. Il reprend les formes développées à cette époque dans les châteaux avec ses tours carrées et ses toits à fortes pentes. Quelques reprises sont faites au XVII siècle.

Des vestiges des murs de clôtures quelquefois ajourés de balustres délimitent encore clairement l'enclos et les jardins.

Une fontaine monumentale de la fin du XVII siècle est située à l'est du corps de logis central.

L'abbaye a été classée monument historique en 1903. La protection s’est étendue à l’ensemble des bâtiments en 1999.

Une tour ronde couverte d'un toit qui épouse la forme d'une cloche (rare en Charente) adossée à l'habitation caractérise le manoir de la Tour-Saint-Jean, ancienne dépendance de l'abbaye de la Couronne. Un souterrain, taillé dans le roc, est constitué de deux salles dont l'une a pu servir de chapelle ou d'oratoire.

Activité

Le site appartient à deux propriétaires différents: le logis, la cour d’honneur, les bâtiments monastiques, le parc et ses abords aux établissements Ciments Lafarge.

Le cloître et l’abbatiale appartiennent au Conseil Général de la Charente.