Religieuses Bernardines
Fort démunie et vieillissante la communauté passe des années très difficiles. Bientôt elles ne sont plus que quatre. Cependant, avec l’aide des cisterciennes de Marienlof (Looz, Limbourg), elles rachètent Soleilmont (en 1837). Pour se créer des ressources un pensionnat et externat pour jeunes filles est ouvert, et le groupe, proche des Aumôniers du Travail, devient une communauté de cisterciennes-bernardines. Soleilmont reprend un nouveau souffle et les bâtiments sont restaurés ou reconstruits ; de nombreuses vocations y sont attirées. Ce régime continue jusqu’au début de la Première Guerre mondiale. Le pensionnat est fermé en 1916.
A nouveau cisterciennes
En 1919 les religieuses rejoignent l'Ordre cistercien de la stricte observance, sous la paternité (comme le veut la tradition cistercienne) de l’abbaye de Westmalle, l’ancienne abbaye-mère d’Aulne n’étant plus ‘vivante’. Soleilmont revient ainsi à sa vocation première et prospère au point d’essaimer : en 1950, 13 religieuses partent fonder le monastère de Nazareth, à Brecht.
Une catastrophe touche le monastère en pleine nuit de Noël 1963. Juste après l'office de nuit, un incendie se déclare et se propage à l’ensemble des bâtiments. Il n’en reste pratiquement plus rien. Un projet est rapidement mis en chantier et un tout nouveau monastère est construit en 1973 à quelques centaines de mètres des ruines, en plein coeur du bois de Soleilmont sur le territoire de Fleurus. L’architecture y est radicalement moderne, simple, lumineuse et aérée.