À partir de 1912, sous l'abbatiat de Dom Joseph Pothier (restaurateur du Chant grégorien), des religieux de la communauté française de Saint-Wandrille de Fontenelle, alors exilée en Belgique à la suite des lois contre les congrégations confessionnelles en France, ont édifié un monastère non loin du lac Memphrémagog. L'architecte en était Dom Bellot. L'abbaye devint par la suite une abbaye indépendante au sein de la Congrégation de Solesmes.
Elle compte une cinquantaine de moines qui vivent selon la règle monastique rédigée par Saint Benoît, d’où leur nom de Bénédictins. Retirés du monde, ils cherchent Dieu dans l’office liturgique, dans l’oraison nourrie par la méditation de l’Écriture et dans le travail quotidien, en communauté et sous la direction paternelle d’un abbé.