Après son retour à Bath, il établit à l'intention de ses étudiants et de ses protecteurs de nombreuses traductions latines d'ouvrages en arabe, probablement avec l'aide de Pierre Alfonsi, en tout cas en rapport avec les traductions réalisées autour de Tolède. À ce sujet, Charles Brunett (1990) signale que rien n'indique qu'Adélard traduisait directement de l'arabe ou même qu'il le lisait couramment.
Pour Clara Foz (1998, p. 46), « le fait que cet Anglais fasse constamment référence dans ses oeuvres aux arabum studia, c'est-à-dire aux études arabes qu'il n'a de cesse d'opposer au savoir routinier de ceux qui s'en tiennent aux maîtres latins, aux autorités, témoigne du choc que la découverte des travaux scientifiques arabes a représenté pour le milieu des lettrés latins du XII siècle ; il témoigne également du conflit résultant de l'incompatibilité existant entre le "bagage culturel" des lettrés latin du XII siècle et les connaissances auxquelles leurs travaux de traductions leurs permirent d'acceder. »
« Les maîtres arabes m'ont appris une chose, c'est à me laisser guider par la raison, tandis que toi tu es ébloui par l'apparence de l'autorité et guidé par d'autres brides (qui ne sont pas celle de la raison). Car, en réalité, à quoi sert l'autorité si ce n'est de bride ? »
— Questions naturelles, Ch. VI