Musées
Chaque année est organisée une foire d'art contemporain à New York, considérée comme la deuxième des États-Unis (154 galeries, 340 exposants en 2006), derrière celle de Miami.
- American Museum of Natural History
- Brooklyn Museum
- Carnegie Hall
- The Cloisters
- Jacques Marchais Museum of Tibetan Art
- Lincoln Center for the Performing Arts
- Brooklyn Academy of Music
- Metropolitan Museum of Art souvent appelé « The Met »
- Museum of the City of New York
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- Museum of Modern Art souvent appelé le "MoMA"
- Musée Solomon R. Guggenheim
- P.S. 1 Contemporary Art Center
- Whitney Museum of American Art
- Staten Island Institute of Arts & Sciences
- National Museum of the American Indian
- The Frick Collection
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La peinture à New York
L'école de New York inaugure l'expressionnisme abstrait pendant la Seconde Guerre mondiale et qui se divise en deux tendances principales : l'« Action Painting » et le « Colorfield Painting ». Les premiers représentants de ce courant artistique sont Willem de Kooning, Clyfford Still, Jackson Pollock, Mark Rothko ou encore Ad Reinhardt. Ces artistes sont suivis par une génération de femmes comme Joan Mitchell, Helen Frankenthaler et Lee Krasner. Viennent ensuite les artistes new-yorkais, du Pop Art comme Andy Warhol, Keith Haring ou Jean-Michel Basquiat et de l'art conceptuel comme Robert Morris, qui montrent la vitalité de New York dans le domaine de l'art contemporain.
New York au cinéma
La ville de New York est le théâtre de très nombreux films et de très nombreuses séries télévisées. Ceci s'explique par le fait que le cadre de Big Apple est propice aux tournages, avec les gratte-ciels et la multitude de petits quartiers qui correspondent à plusieurs modes de vie. Les personnages des films se déroulant à New York peuvent ainsi être de toutes origines, avoir toute sortes d'emplois, ce qui renforce cette image de melting-pot qu'il s'agit parfois de montrer dans ces mêmes films ou séries.
Les films célèbres qui se déroulent à New York sont légion, et la ville sert de décor à tous les genres cinématographiques. On peut tout d'abord citer New York, New York ou Gangs of New York du réalisateur new-yorkais Martin Scorsese, Manhattan de Woody Allen et les comédies musicales Un jour à New York, Beau fixe sur New York, West Side Story et Fame. Dans un autre genre, les trois versions de King Kong ont toutes pour cadre New York, ainsi que Le Parrain et Les Affranchis, qui traitent de la mafia, ou encore dans un registre plus comique Un prince à New York, avec Eddie Murphy, Madagascar des studios Dreamworks ou Le Gendarme à New York avec Louis de Funès. Les trois adaptations cinématographiques du comics Spiderman mettent largement en valeur l'architecture new yorkaise, notamment lors des séquences où l'homme-araignée se déplace de bâtiment en bâtiment dans la ville.
Les attentats du 11 septembre 2001 ont également inspiré plusieurs réalisateurs, qui ont mis en images soit les attaques terroristes elles-mêmes, soit l'impact qu'elles ont eu sur la ville et ses habitants. Ainsi le générique de La 25e heure, de Spike Lee, montre-t-il des faisceaux lumineux sous plusieurs angles, avant qu'un plan plus large ne révèle que ce sont ceux qui s'élèvent vers le ciel pour remplacer les tours du World Trade Center désormais disparues. Le film The Guys avec Sigourney Weaver sorti en 2002 traitait, lui, de la difficulté d'oublier ces événements et de surmonter l'absence des personnes décédées ce jour-là. La même année, 11'09"01 (Onze minutes, neuf secondes, une image) réunissait onze réalisateurs d'origines diverses, chacun montrant un point de vue différent sur les attentats. En 2004, Michael Moore incluait dans son documentaire Fahrenheit 9/11 de nombreuses séquences des attaques. Le film World Trade Center d'Oliver Stone dépeint, lui, la chronologie de cette journée à travers le regard de deux pompiers, l'un d'eux étant interprété par Nicolas Cage. C'est la première grande production hollywoodienne à traiter de manière directe ces attentats.
New York à la télévision
Parmi les sitcom (séries TV à tendance comique) les plus connues qui se déroulent à New York, on peut citer Friends (sans doute la plus célèbre qui, durant dix années a intégré la ville de New York à la série, avec les plans de la ville que l'on voit dans tous les épisodes, les visites de lieux célèbres…), mais aussi Spin City ou Will and Grace par exemple. Cependant, la série récente qui a le plus mis Big Apple en valeur est incontestablement Sex and the city puisque, tournée sur place, au cœur de la mégapole, elle a mis la ville au premier plan. New York a ainsi été envisagé par les créateurs non comme un simple décor, mais comme la « cinquième dame » de la série, s'ajoutant aux quatre héroïnes. La ville est absolument indissociable de la série et les scénaristes ont toujours tenté d'ancrer les épisodes dans la réalité new-yorkaise, par exemple en faisant dîner les personnages dans des restaurants réels et à la mode au moment du tournage. Enfin, ils ont fait évoluer les personnages en même temps que la ville, faisant emménager Samantha dans un loft du Meatpacking district, au sud de Manhattan, juste au moment où celui-ci émergeait comme un quartier résidentiel (et non plus industriel) très à la mode. Miranda, quant à elle, est contrainte de déménager à Brooklyn pour trouver un logement qui pourra accueillir sa nouvelle famille agrandie, un exemple révélateur de la hausse des prix de l'immobilier dans Manhattan, qui a contraint de nombreuses personnes - même aisées - à aller vivre dans les autres boroughs (districts).
New York inspire aussi beaucoup les auteurs de séries policières. On retrouve ainsi toutes sortes de séries qui traitent des affaires criminelles dans la ville de New York, avec par exemple Les Experts : Manhattan, FBI : portés disparus, New York police judiciaire, ou encore New York 911 qui traite davantage du rôle des pompiers et des services de secours à New York.
New York dans la littérature
Comme c'est le cas dans le domaine de la télévision, la ville de New York est une source d'inspiration pour de nombreux écrivains, parfois eux-mêmes originaires de la ville, qui ont soit consacré leur livre à New York, soit pris Big Apple comme cadre pour leur histoire. Voici les œuvres les plus célèbres qui mettent en scène New York.
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Auteurs américains
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Walt Whitman : Les Feuilles d'herbe (Leaves of Grass)
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John Dos Passos : Manhattan Transfer
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Edith Wharton : Le Temps de l'innocence (The Age of Innocence)
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Henry James : La Scène américaine (The American Scene)
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Chester Himes : La Reine des pommes
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Paul Auster : Trilogie new-yorkaise, La Cité de verre (City of Glass), Moon Palace, Brooklyn Follies
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Jerome Charyn : Marilyn la dingue,Zyeux bleus, Kermesse à Manhattan,Bronx Boy
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Washington Irving : Histoire de New York - depuis le commencement du monde jusqu'à la fin de la domination hollandaise - par Diedrick Knickerbocker (lien), éd. établie par Valentin Fonteray, Paris, Editions Amsterdam, 2006 (il s'agit d'un roman historique parodique, considéré comme l'un des livres fondateurs de la littérature américaine).
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Thomas Kelly : Le Ventre de New York
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Herbert Lieberman : Nécropolis
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Colum McCann : Les saisons de la nuit
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Tom Wolfe : Le Bûcher des vanités (The Bonfire of the Vanities)
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Bret Easton Ellis : American Psycho
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Caleb Carr : L'Aliéniste
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Ed McBain : Chroniques du 87 District
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Ralph Ellison : L'Homme Invisible
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Toni Morrison : Jazz
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Hubert Selby : Last exit to Brooklyn
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James Baldwin : Harlem Quartet
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Cecily von Ziegesar: "Gossip Girl" Tomes 1 à 9
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Auteurs francophones
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Louis-Ferdinand Céline : Voyage au bout de la nuit
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Didier Decoin : Abraham de Brooklyn
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Claude Simon : Les Corps conducteurs
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Maud Tabachnik : New York, Balafres
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Georges Simenon : Maigret à New York
New York dans la musique
La ville donne une place importante aux lieux de concerts, et entre autres aux clubs de jazz, mais l'industrie musicale a également été très inspirée par New York, ses différents quartiers, sa population, et son atmosphère particulière. La chanson la plus célèbre est probablement New York, New York, composée par John Kander et écrite par Fred Ebb pour Liza Minnelli, puis reprise par Frank Sinatra. Ce standard glorifie New York comme la ville de tous les possibles, magnifiant son pouvoir d'attraction sur le reste du monde.
Si certains déclarent leur amour à la ville tout entière (I Love New York de Madonna; Englishman in New York de Sting du groupe The Police; New York City Serenade de Bruce Springsteen; New York Bryan Adams, ou encore NYC du groupe local Interpol), "An Open Letter To NYC" des Beastie Boys, d'autres choisissent de n'évoquer que certains quartiers (Chelsea Morning, de Joni Mitchell; Coney Island Baby, de Lou Reed; Harlem, de Duke Ellington; Central Park West, de John Coltrane; Tribeca, de Kenny G), voire certaines rues (Seventh Avenue, de Rosanne Cash; Positively 4th Street, de Bob Dylan; Union Square, de Tom Waits; Avenue B, d'Iggy Pop) ou certains éléments de l'architecture new-yorkaise (Queensboro Bridge, de David Mead; Times Square, de Marianne Faithfull; Empire State Building, de Randy Newman). D'autres encore évoquent les transports de la ville, que ce soit ses taxis (Cabbies on Crack, de Ramones) ou son métro (My My Metrocard, de Le Tigre; Subway Train, de The New York Dolls; Take the A Train, morceau écrit par Duke Ellington et Billy Strayhorn; Take the L Train (To 8 Ave.), de Brooklyn Funk Essentials). On peut ausi évoquer ici des artistes anglais comme Sting qui a célébré la Big Apple avec sa chanson "Englishman in New York", ou le groupe glam-rock T-Rex avec la simplement nommée "New York City" ou encore Sex Pistols avec "New York". Les Irlandais des Pogues ont également fait leur tribut à la ville avec "Fairy Tales in New York".
On peut aussi noter que la vogue new-yorkaise des années 1970-1980 a vu le « déménagement » de deux Anglais à New York, tous deux sur les bords de Central Park : Mick Jagger et John Lennon, qui y a été assassiné, pour des motifs encore obscurs. On trouve par exemple mention de New York dans la chanson Shattered des Rolling Stones, sur l'album Some Girls en 1978. Plus récemment, les Strokes, groupe américain, parlent aussi de leur ville dans "New York City Cops" ou encore le groupe antifolk français Herman Düne avec "Take him back to New York City".
Rock
New York tient une grande place dans l'histoire du Rock, en partie grâce au bon nombre de salles de concerts et divers clubs de la ville, qui ont permis à de nombreux groupes de se faire connaître. Aujourd'hui le rock new-yorkais se diversifie, lorgnant du côté de l'emo avec des groupes tels que Matchbook Romance ou encore des groupes plus détonnants et plus vintage comme les Yeah Yeah Yeah's ou encore Le Tigre. Mais au milieu de cette effervescence, le rock new-yorkais renoue avec ses origines, un rock fort, puissant grâce à des guitares bien senties et une voix particulière représenté par des groupes tels que les Strokes.
Musique classique
La ville se distingue avec l'Orchestre philharmonique de Brooklyn, l'Orpheus Chamber Orchestra et le mondialement célèbre Orchestre philharmonique de New York, dirigé notamment par Pierre Boulez, Leonard Bernstein ou Arturo Toscanini.
Jazz
Bien que né à La Nouvelle-Orléans, c'est à New York que le jazz s'épanouit. A partir des années 1930, Harlem devient la capitale du monde noir américain, une Mecque pour l'intelligensia noire. Les musiciens affluent à Harlem et l'on voit se constituer de nombreuses formations qui donneront naissance à de nouveaux styles de jazz. Accompagné de George Gershwin, Maurice Ravel fréquenta les clubs de jazz de Harlem lors de sa tournée américaine de 1928.
Les compositeurs et interprètes de jazz ont souvent célébré la ville dans leurs œuvres musicales. Parmi les nombreux standards, on peut recenser:
- Autumn In New York, composé par Vernon Duke et interprété, entre autres, par Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Chet Baker et Harry Connick Jr.
- Christmas Night in Harlem de Mitchell Parish et Raymond Scott, interprété par Louis Armstrong ou Jack Teagarden
- Drop Me Off in Harlem, originellement de Duke Ellington mais également repris par Louis Armstrong et Johnny Hodges
- How About You?, composé par Ralph Freed et Burton Lane, et interprété par Chet Baker, Bill Evans, Judy Garland, Oscar Peterson ou encore Frank Sinatra
- Manhattan de Richard Rodgers et Lorenz Hart, interprété par Tony Bennett, Bing Crosby, Ella Fitzgerald, John Pizzarelli et beaucoup d'autres.
Duke Ellington, pour sa part, a souvent mis en avant le quartier de Harlem dans ses compositions, et notamment dans Echoes of Harlem, Harmony in Harlem, Harlem River Quiver, Harlemania, Harlem Twist (East St. Louis Toodle-oo), Harlem Air Shaft et Blue Belles O'
Variétés
Le duo Simon and Garfunkel a aussi inclus l'univers new-yorkais dans nombre de ses chansons, parmi lesquelles: At The Zoo, Bleecker Street, The Boxer, The 59th Street Bridge Song (Feelin' Groovy) ou encore The Only Living Boy In New York.
Le groupe Genesis compte aussi la ville comme un élément principal de son album The Lamb lies down on Broadway (1974). Notamment, les chansons Back in N.Y.C., Broadway Melody of 1974, In the Cage et The Light Lies Down on Broadway lui sont toutes consacrées de manière plus ou moins directe.
Dans sa chanson No hay marche en Nueva York la chanteuse du groupe espagnol Mecano exprime sa désillusion par rapport à l'image donnée dans les téléfilms.
Rap
C'est surtout la violence et les rues de New York (et particulièrement du Bronx) que les rappeurs américains mettent en avant dans certaines de leurs chansons. On peut par exemple citer:
- Bronx Keeps Creating It, Bronx Tale et King of N.Y., du rappeur d'origine latino-américaine Fat Joe
- Brooklyn Zoo, interprété par Ol' Dirty Bastard
- New York Shit de Prodigy du groupe Mobb Deep
- Brooklyn's Finest, interprété par Jay-Z et accompagné par The Notorious B.I.G.
- 5 Boroughs de KRS-One, accompagné de Bounty Killer, Buckshot, Cam'Ron, Keith Murray, Killah Priest, Prodigy of Mobb Deep, Redman, Rev. Run, et Vigilante
- I Run New York, du rappeur 50 Cent chantant avec Tony Yayo
- New York Shit, de Busta Rhymes
- To the 5 boroughs des Beastie Boys
- New York of Rakim produced by DJ Premier
- New York de Ja Rule featuring Fat Joe et Jadakiss
- "An Open Letter to NYC" des Beastie Boys
Artistes francophones
Parmi les artistes francophones qui ont mis en scène New York dans leurs chansons, on peut citer:
- Le duo Renaud / Axelle Red (Manhattan-Kaboul)
- Téléphone (New York avec toi)
- Serge Gainsbourg (New York, USA)
- Louise Attaque (Manhattan).
- Claude Nougaro (Nougayork).
- Michel Sardou (Chanteur de jazz)
- Yves Simon (J'ai rêvé New York, Manhattan)