En 1933, il publie sa thèse de médecine intitulée L'École médicale de Kairouan aux X et XI siècles et obtient son doctorat avec mention. Il ouvre ensuite son cabinet de médecine ainsi que le dispensaire Ibn al-Jazzar à Halfaouine. En 1936, il participe à la désinfection du typhus à la mosquée Zitouna et dans les médersas de la médina de Tunis. Il donne aussi des cours d'hygiène à la Khaldounia pour les étudiants de la Zitouna jusqu'en 1946.
En 1937, il fonde l'association des scouts musulmans et rencontre Abdelaziz Thâalbi, rentré à Tunis le 8 juillet après un long exil, dont il devient le médecin personnel. Après avoir adhéré au Destour, il devient membre du comité exécutif, accompagne Thâalbi dans sa tournée politique dans les villages du Sahel tunisien et préside la commission économique du parti.
Durant les événements du 9 avril 1938, il héberge et soigne les manifestants blessés. Durant la Seconde Guerre mondiale, il est médecin responsable du deuxième arrondissement dans le Comité de défense passive entre 1942 et 1943. Il assiste aussi Thâalbi durant sa maladie et ce jusqu'à sa mort en 1944 où il se voit élu membre du comité central du Destour durant le congrès tenu au mois d'août. En 1945, il conduit avec Salah Ben Youssef une manifestation de protestation contre les violences des tirailleurs sénégalais qui ont fait neuf morts et séjourne trois mois en prison.
Participant à l'organisation du congrès du Destour en 1946, destiné à réclamer le retour de Moncef Bey et l'indépendance du pays, il séjourne à nouveau en prison durant trois mois. Il mène ensuite une campagne avec le conseil de l'Ordre des médecins, les syndicats et la presse pour faire renoncer la résidence générale à son projet de démanteler l'Institut Pasteur de Tunis fondé en 1928 par décret beylical et intégralement financé par l'État tunisien. Par la suite, il donne des cours d'hygiène à l'École normale d'instituteurs et construit une école primaire mixte à Borj Touil qui continua de fonctionner après l'indépendance. En 1951, il fonde le journal L'Indépendance dont il prend la direction. En 1952, il participe à la délégation du Destour au sommet de l'Organisation des Nations unies tenu à Paris. Cela ne l'empêche pas de démissionner finalement du comité central du parti et de fonder le journal clandestin Commandos alors que les violences débutent après l'arrestation des leaders nationalistes.