Né le 20 mai 1893 à Nantes, il est fils et frère de polytechniciens. Il intègre l'École Militaire de Saint-Cyr en octobre 1912. À la mobilisation d'août 1914, il rejoint le 9 Régiment de Hussards avec le grade de sous-lieutenant. Son attitude au feu, où il est blessé d'un coup de lance, lui vaut sa première citation dès le 23 août.
Versé dans l'aéronautique dès le 6 décembre, il est d'abord observateur à l'escadrille MS 26 avant d'être breveté pilote le 17 avril 1915. Il obtient sa première victoire aérienne dès le mois suivant. Affecté à l'Escadrille des Cigognes (N3 puis SPA3) le 7 juin 1916, il devient un des plus redoutables pilotes de chasse de cette formation d'élite qui compte également dans ses rangs Guynemer et Fonck. Il en prend le commandement en novembre 1916. Virtuose du combat aérien volant sur un Nieuport 17 équipé de deux mitrailleuses Lewis dont une tirant à travers l'hélice, il enregistre un palmarès de 21 victoires homologuées et 13 probables, ce qui le classe parmi les principaux As de l'aviation français. C'est lui qui abat, le 25 novembre 1916, l'as allemand Kurt Wintgens (18 victoires homologuées).
Blessé à deux reprises (le 5 mai 1917 à la main et la jambe puis, plus gravement, le 3 septembre de la même année à la cuisse gauche), il doit quitter son escadrille et le Front jusqu'à la fin de la guerre. Ses prouesses lui valent d'engranger les récompenses : fait chevalier de la légion d'honneur en 1916 puis officier du même ordre en 1917, il orne sa Croix de guerre 1914-1918 de pas moins de 15 citations.