Alpha Ursae Minoris

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Introduction

Alpha Ursae Minoris (α Ursae Minoris / α UMi) est l'étoile la plus brillante de la constellation de la Petite Ourse. Elle est connue pour correspondre avec une bonne précision à la direction du pôle nord céleste, ce qui lui vaut l'appellation commune d'étoile Polaire ou plus simplement Polaire. Sa distance angulaire au pôle céleste est aujourd'hui d'environ 0°45'. Du fait de cette propriété cruciale pour le repérage, en particulier dans le contexte de la navigation, toutes les civilisations ou presque lui ont donné un nom traditionnel. On trouve ainsi le nom traditionnel d'origine latine Polaris, mais également bien d'autres.

L'étoile Polaire, du nord terrestre

Du fait de sa position quasiment confondue avec la direction de l'axe de rotation terrestre, toutes les autres étoiles du ciel paraissent tourner autour d'elle, et elle ne se couche jamais dans l'hémisphère nord, tandis qu'elle n'est jamais visible dans l'hémisphère sud.

Bien que Shakespeare ait écrit « Je suis aussi constant que l'étoile polaire », le pôle nord céleste change en fait de position au fil des siècles du fait de la précession des équinoxes, c'est-à-dire un lent changement de la direction de l'axe des pôles terrestres. L'axe des pôles terrestres évoluera jusqu'à atteindre une direction au plus proche de celle de Polaris le 24 mars 2100, après quoi il s'en éloignera pendant plusieurs millénaires, jusqu'à en devenir distant d'environ 45 degrés.

Il y a 4000 ans, l'étoile Polaire était Thuban (α Draconis) ; dans un futur lointain, l'honneur passera à Véga (α Lyrae).

L'utilité de Polaris comme aide à la navigation (elle s'appelle aussi Stella Maris, étoile de la mer) est attestée depuis les plus anciennes écritures assyriennes. Il est facile de trouver Polaris en suivant la ligne tracée à partir de β Ursae Majoris (Merak) à travers α Ursae Majoris (Dubhe), les deux étoiles au bord droit de la « casserole » caractéristique de la Grande Ourse. On peut aussi, à l'opposé, suivre la portion droite de la pointe centrale du « W » de Cassiopée.

À notre époque, Polaris n'a pas d'équivalent au voisinage du pôle sud céleste ; l'étoile la plus proche du pôle sud céleste, σ Octantis, est très peu lumineuse. Cependant la Croix du Sud pointe vers le pôle sud et est utilisée pour le repérer (quoiqu'avec moins de précision qu'avec Polaris, en ce qui concerne le pôle nord).

Caractéristiques propres

Polaris se trouve à environ 430 années-lumière de la Terre. C'est une variable céphéide supergéante, avec deux compagnons plus petits.

Polaris avait commencé à se distinguer de toutes les autres étoile variable(s) en 1899 au moins (premières mesures précises). À cette époque, sa magnitude (luminosité), variait d'environ un dixième, sur un cycle de quatre jours, soit une variation d'éclat d'environ 25%. Puis, l'amplitude de cette variation a commencé de diminuer, lentement d'abord, puis de plus en plus rapidement.

Le journaliste scientifique Serge Jodra a révélé en juin 1994 un fait bizarre et toujours peu connu des astronomes – ou en tout cas pas commenté : en 1994, la luminosité de l'étoile s'est complètement stabilisée.

Stella Polaris est ainsi devenue la première étoile connue, située dans la bande d'instabilité (parmi environ cinquante mille autres recensées), qui ne soit pas variable.

En 2010, son éclat semble toujours aussi stable.

Par une coïncidence aussi amusante qu'étonnante, notre étoile guide a ainsi acquis le statut doublement privilégié de nous apparaître stable à la fois dans l'espace (au nord) et par son éclat – ces deux singularités étant bien sûr d'origines complètement différentes.

On pourrait expliquer le déficit d'information sur cet évènement, de la part des astronomes, par le risque de dérive ésotérique – ou même sectaire – inhérent à de nombreux phénomènes inattendus et encore inexpliqués. Une hypothèse à ce changement pourrait être l'influence d'un de ses deux compagnons – ou même des deux.

Dénominations

Parmi les nombreux noms de Alpha Ursae Minoris, il y a celui d'origine grecque Kinosura, ou Cynosura (réminiscence du fait que la constellation initiale dont faisait partie cette étoile était un chien), ainsi que Yilduz, Mismar, Navigatoria, Tramontana, Phoenice (allusion à sa nature circumpolaire), Polyarnaya, et Alruccaba, parfois orthographié Alruccabah ou Al'rukaba.

Anecdote

Le lundi 4 février 2008, la NASA a diffusé la chanson Across The Universe à travers la galaxie pour fêter le 40e anniversaire de son enregistrement. La chanson voyagera à la vitesse de la lumière pendant 431 ans pour atteindre sa destination finale, l'étoile polaire (Polaris), astre le plus brillant de la constellation de la Petite Ourse.