Dès le mois de mars, les mâles chantent pour attirer les femelles, ils émettent une petite note flutée qui ressemble au chant du hibou petit duc (scops), mais en plus ténu.
L’accouchement se passe, au sec, sur la terre ferme, la nuit ou au crépuscule. La femelle pond un chapelet de 50 à 70 œufs pendant que le mâle lui masse l’abdomen pour l’aider à accoucher, puis il féconde les œufs.
En même temps qu’il les féconde, il colle les œufs à ses pattes arrières jusqu'à éclosion, et tous les soirs, il se rend au point d’eau pour les faire tremper.
Entre le 24e et le 44e jour, les jeunes têtards peu à peu sortent de leur coquille et restent dans l’eau. Plus vigoureux que les têtards des autres batraciens, ils ont un meilleur taux de survie, supérieur à 40 %.
La sexualité particulière de l’alyte avait été, pour la première fois, décrite et expliquée au XVIII siècle par le chirurgien Pierre Demours, mais les scientifiques ne le croiront pas. Ce n’est qu’en 1872 que le naturaliste Arthur de l'Isle du Dréneuf accréditera sa thèse.