Introduction
En vertu de leur même origine, les calendriers julien et grégorien ont une forme quasi-identique. Mais, alors qu'ils comportent les mêmes dates, celles-ci sont décalées dans le temps. Ce décalage étant seulement de quelques jours, une pratique courante consiste à reprendre les dates commémoratives telles quelles dans le calendrier grégorien, lors de la conversion depuis le calendrier julien. Ainsi, un 18 mars du calendrier julien deviendra un … 18 mars dans le calendrier grégorien, même si dans les deux calendriers, ces dates correspondent à des jours différents. Ceci correspond avec les habitudes des historiens qui conservent la forme julienne des dates d'avant l'introduction du calendrier grégorien, or cette transition a duré plus de quatre siècles. Ce qui de prime à bord semblerait être extrêmement simple devient donc compliqué aussitôt que l'on désire tenir un compte précis des jours.
Cette conservation des dates par analogie concerne l'Histoire et particulièrement la période du passage du calendrier julien au calendrier grégorien. Elle concerne aussi l'histoire de l'astronomie qui date les évènements célestes très anciens avec précision. L'Église orthodoxe, qui, à ce jour, est partagée entre les deux calendriers, est également vivement concernée.
L'étude de la question met clairement en évidence le besoin de préciser lequel des calendriers on utilise, à chaque fois qu'une date est indiquée dans une circonstance ambiguë.