La Grande-Bretagne (en anglais Great Britain) est une île bordant la côte nord-ouest de l'Europe continentale. Elle représente la majorité du territoire du Royaume-Uni. En son acception politique, ce toponyme désigne l'Angleterre, le Pays de Galles et l'Écosse ainsi que la plupart des territoires insulaires contigus à l'exclusion de l'Île de Man et des Îles Anglo-Normandes. Située à la jonction de l'Atlantique et de la mer du Nord, elle est séparée de l'Irlande par la mer d'Irlande et du continent par la Manche.
L'île de Grande-Bretagne autour des années 500 et les royaumes insulaires sont indissociables du devenir de l'Armorique à l'époque.
Avant de s'appeler « Grande-Bretagne », ce territoire (ou sa partie la plus au sud) s'appelait simplement « Bretagne » (Britannia en latin) et était peuplé de Bretons pour la plupart d'origine belge ou bien celtique. A partir du VI siècle, une partie de la population de Bretagne migre sur le Continent. La confusion de nom s'installe entre la Bretagne insulaire et la Bretagne continentale (actuelle Bretagne) ; on les distingue en parlant de la grande Bretagne et de la petite Bretagne (Britannia maior et Britannia minor). En français, le terme « Bretagne » finit par s'attacher à la péninsule armoricaine, alors que le terme « Grande-Bretagne » désigne l'ancienne Bretagne insulaire. En anglais, c'est le contraire : le terme Britain est encore couramment employé pour parler de la « grande Bretagne », alors que Brittany, diminutif de Britain, désigne la Bretagne continentale.
La construction de la Grande-Bretagne comme État politique et souverain a été progressive. La conquête anglaise du pays de Galles s'acheva en 1282 sur un champ de bataille, avec la victoire d'Édouard I sur Llywelyn le Dernier, le dernier prince gallois indépendant. Le pays est devenu une partie constituante du Royaume d'Angleterre en 1536.
Les couronnes d’Angleterre et d'Écosse sont portées par le même souverain depuis Jacques I d’Angleterre et VI d’Écosse, qui prit le trône écossais en 1567 et le trône anglais en 1603, suite au décès de sa cousine Élisabeth I d'Angleterre. Le 20 octobre 1604, il s'autoproclama « King of Great Brittaine, France and Ireland » (« Roi de Grande-Bretagne, de France et d'Irlande »), titre qu'ont repris certains de ses successeurs. Sous le règne d'Anne I de Grande-Bretagne, depuis l'Acte d’Union de 1707, les parlements d'Angleterre et d'Écosse ont été fusionnés et les deux nations constituent un même royaume, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne.
En 1801, la couronne d'Irlande, que les Anglais tenaient depuis le XII siècle, fusionna de la même façon avec la Couronne britannique, créant ainsi le « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande », ou simplement le Royaume-Uni. L’État libre d'Irlande quitta le royaume en 1922, le laissant avec le nom de « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord ».
Actuellement, le royaume est dirigé par la reine Elizabeth II qui règne depuis 1952.
Le terme « Grande-Bretagne » est parfois utilisé par erreur comme synonyme de Royaume-Uni, d'autant que tous les habitants du royaume sont citoyens britanniques (British). Le Royaume-Uni inclut l'Irlande du Nord qui n'a jamais fait partie de la Grande-Bretagne.