André Ouliac est audois, né d'un père quincaillier et d'une mère couturière. En 1938, il entre à l’école normale d’instituteurs de Carcassonne dont il sort premier en 1941 en même temps qu'il obtient le brevet supérieur. Il effectuera toute sa carrière administrative dans le département de l'Aude.
Astreint aux chantiers de jeunesse de 1941 à 1942, il épouse une collègue institutrice, Odette Ramel en 1942 alors institutrice à Caunette-en-Valavant. Deux enfants naîtront de ce mariage. À sa sortie de l’école normale, André Ouliac est nommé instituteur à Maironnes entre 1942 et 1943, puis est requis pour le service du travail obligatoire (STO) de 1943 à 1945. À son retour, il est nommé instituteur (en poste double avec son épouse) dans des écoles rurales jusqu’en 1954, où il devient secrétaire général de la fédération des œuvres laïques de l'Aude.
À la Libération, en 1945, il adhère au Syndicat national des instituteurs (SNI), officiellement reconstitué après la clandestinité. Le SNI appartient alors à la Confédération générale du travail (CGT). Au moment de la scission confédérale de 1947, il milite pour le passage à l’autonomie du SNI et de la FEN. En 1950, il devient membre du conseil syndical du SNI de l'Aude au titre du canton de Lagrasse jusqu’en 1954.
De 1954 à 1957, il est secrétaire général de la Fédération des œuvres laïques de l'Aude (structure départementale de la Ligue française de l'enseignement). En 1957, il devint maître formateur à l’école annexe de l’école normale d'instituteurs de Carcassonne jusqu’en 1961. Mais c'est en 1960 qu'il devint secrétaire général de la section du SNI de l’Aude, fonction qu’il occupe jusqu’en 1964. En 1961, il est nommé conseiller pédagogique, fonction exercée jusqu’en 1964.