Les anoures pondent leurs œufs dans les mares, étangs ou lacs. Les larves d'anoures, appelés communément les têtards, se développent dans le milieu aquatique et sont munis de branchies. À l'état adulte, les anoures sont carnivores, se nourrissant d'arthropodes, d'annélides et de gastéropodes.
Sensibilité
Comme chez tous les vertébrés, la tête présente un grand nombre d'organes sensoriels :
- des yeux ;
- une bouche avec des dents, la langue est fixée à l'avant ;
- des narines en continuité avec le palais secondaire ; ce sont des narines choanes qui mettent en contact le milieu extérieur avec la cavité buccale, et qui sont typiques des animaux à poumons ;
- des tympans qui sont des disques. Les grenouilles n'ont pas d'oreille externe. Les tympans ressortent dans la cavité buccale au niveau des trompes d'Eustache.
Locomotion
La grenouille possède aussi des pattes palmées qui permettent un meilleur appui pour la nage et une meilleure vascularisation.
Fonction de nutrition
Les grenouilles sont essentiellement carnivores. Leur nourriture se constitue d'insectes, d'arachnides, de petits poissons, de grenouilles plus petites, etc.
Leur langue est fixée à l'avant de la mâchoire inférieure. Elle peut être projetée hors de la gueule pour capturer les proies. Elle est gluante ce qui facilite la rétention de la proie.
La grenouille utilise ses yeux pour faire avancer les aliments : les globes rentrent dans la cavité buccale et permettent aux aliments d'arriver dans l'œsophage.
Le tube digestif débouche sur le cloaque dans lequel arrivent les canaux urinaires, génitaux et digestifs. Elle mange des insectes.
Protection
Les grenouilles possèdent un épiderme peu kératinisé, ce qui les contraint à vivre dans des milieux humides. Leur peau est aussi peu performante pour garder la chaleur, les grenouilles sont ectothermes. Les grenouilles peuvent parfois être vénéneuses. Leur peau possède des glandes séreuses qui ont du venin qui peut bloquer les canaux ioniques. Par exemple, les grenouilles de la familles des Dendrobatidae sécrètent sur leur peau la batrachotoxine, qui figure parmi les composés connu les plus toxiques pour les mammifères. Ce poison est utilisé par certaines peuplades pour empoisonner les projectiles des sarbacanes (ce qui explique le nom anglais de ces grenouilles poison dart frogs). Les chamans de certaines populations utilisent ou ont utilisé ces grenouilles pour entrer en transe ; en leur léchant rapidement le dos, une quantité subléthale de toxique est ingérée pour ses vertus sur les perceptions.
Fonction de reproduction
La reproduction des grenouilles peut se faire soit par fécondation interne soit par fécondation externe, par la méthode dite de l'amplexus.
Les grenouilles émettent un son puissant, le coassement, qui peut être entendu jusqu'à 8 km. Ce bruit est rendu possible par la présence d'une caisse de résonance chez les mâles. Ces coassements rentrent en ligne de compte dans la parade nuptiale.
Chez les femelles, le canal de Müller transporte les ovocytes au niveau des bras, il est aussi différencié localement. Les ovaires vont les libérer dans la cavité générale où ils vont être récupérés par les pavillons.
Chez les mâles, le canal de Wolff fait office d'urospermiducte : il va acheminer deux types de liquides. Les deux canaux sont présents chez l'embryon mais selon le sexe génétique de l'individu, le canal de Müller ou le canal de Wolff va disparaître.
Fonction de respiration
La grenouille est fréquemment utilisée comme sujet d'expérience pour mettre en évidence la production de CO2 par des organismes vivants. On place une grenouille dans un petit bocal de verre avec un peu d'eau de chaux, on fait de même avec un autre bocal mais cette fois-ci sans grenouille. L'eau de chaux dans le premier bocal se trouble montrant ainsi la production de CO2, tandis qu'elle reste limpide dans le second bocal.
La grenouille, comme de nombreux batraciens, a deux types de respirations : aérienne et cutanée.
La respiration cutanée
La respiration cutanée désigne un processus de respiration de l’organisme à travers la peau : les échanges dioxygène (O2) et dioxyde de carbone (CO2) notamment se font directement. Ce type de respiration complète généralement la respiration pulmonaire ou branchiale.
Les Anoures sont dotés de cette faculté : pour pouvoir avoir des échanges au niveau de sa peau, elle est recouverte d'un mucus particulier. En hiver, certaines grenouilles ne respirent que de cette manière lorsqu’elles s'enfouissent sous la vase.
La perméabilité de la peau chez les êtres vivants ainsi concernés permet également la diffusion d'autres produits dans leur organisme, y compris de certains produits toxiques. Ils sont donc très sensibles à la pollution de leur biotope.
La respiration pulmonaire
La respiration pulmonaire se passe au niveau des poumons. Il y a échanges d’O2 et de CO2.
Chez la grenouille, cette respiration se passe en deux temps :
- les narines s'ouvrent et la glotte s'abaisse, ce qui fait entrer l'air dans la glotte mais pas dans les poumons ;
- ensuite les narines se ferment et la glotte remonte ce qui fait entrer l'air dans les poumons et ainsi de suite…
La grenouille fait environ 40 à 100 inspirations par minute.