Internet Archive
Internet Archive est une institution sans but lucratif lancée par Brewster Kahle en 1996. Il procède par aspiration du Web.
La sélection de la Bibliothèque nationale d'Australie
C'est en 1996 également que la Bibliothèque nationale d'Australie a inauguré son système d'archivage, sous le nom de PANDORA. Avec l'aide d'autres institutions australienne, elle a décidé de sélectionner des sites jugés représentatifs. Les critères de sélection ont fait l'objet de concertations et sont réexaminés périodiquement. Il s'agit donc d'un archivage manuel.
En France
La Bibliothèque nationale de France a reçu dès 1992, sous forme de dons, des copies de sites, qui sont conservées au département de l'Audiovisuel (chargé aussi du multimédia), parfois sous conditions. L'institution, en particulier son département de la bibliothèque numérique, a entrepris plusieurs études sur l'archivage, soit automatique, soit manuel, des sites internet. L'Institut national de l'audiovisuel a également entrepris des recherches du même type. Des essais de collecte sélective ont été lancés à l'occasion des élections, en particulier de la présidentielle et des législatives de 2002, pour archiver les sites des candidats ainsi que certains sites à caractère politique.
Parallèlement à ces études, l'idée est venue d'étendre le dépôt légal au Web. C'était le sens des dispositions de l'article 10 du projet de loi sur la société de l'information, déposé en 2001 par le gouvernement de Lionel Jospin. Il prévoyait la collecte automatique, tout en prévoyant d'autres modalités en cas de difficultés dans la collecte automatique. C'est une sorte de compromis entre la première et la deuxième méthode. Le projet de loi a bien été déposé devant le Parlement, mais n'a pas été examiné et est devenu caduc à la fin de la législature. L'idée a donc été reprise dans le projet de loi sur les droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information (loi DADVSI), déposé le 12 novembre 2003. La loi a été adoptée et publiée le 1 août 2006. Elle prévoit que les organismes dépositaires du dépôt légal « peuvent procéder eux-mêmes à cette collecte selon des procédures automatiques ou en déterminer les modalités en accord avec ces personnes » Toutefois, il reviendra au décret d'application de fixer les détails de cette organisation. L'archivage du Web devrait être partagé entre l'Institut national de l'audiovisuel et la Bibliothèque nationale de France, le premier devant archiver tous les contenus liés à l'audiovisuel (sites des radios, des télévisions) et la BnF les autres sites. La BnF réalise et conserve un « instantané du Web » au mois une fois par an, complétée par des conservations plus ciblées. Depuis le 24 novembre 2008, elle donne accès, dans les salles de lecture du rez-de-jardin, aux archives ainsi collectées depuis 1996.
Les Archives nationales ont aussi expérimenté l'archivage des sites institutionnels, en particulier de la Présidence de la République, du Premier Ministre et des différents ministères.
Les initiatives canadiennes
Le Canada a été parmi les premiers à envisager l'archivage du Web au travers de l’Electronic Publication Plot Project (EPPP), inauguré en 1994 au sein de Bibliothèque et Archives Canada.
Dans un premier temps, le Québec a décidé quant à lui de privilégier les « publications » qui se rapprochent des imprimés, c'est-à-dire les sites considérés comme stables et apparentés à des monographies, et les sites périodiques, dont il existe une version nouvelle régulièrement déposée. Les sites sont archivés par la Bibliothèque nationale du Québec et ne sont consultables que sur place, et à condition que le site originel ne soit plus maintenu.
Les réalisations scandinaves
Les pays scandinaves se sont aussi intéressés au dépôt du Web, à partir de septembre 1996 à la Bibliothèque royale de Suède, et de manière régulière à partir d’avril 1997. La Finlande a lancé un projet EVA tendant à la conservation de l'ensemble du Web finlandais. Le Danemark a été parmi les premiers pays à modifier sa législation sur le dépôt légal en ce sens.