Notons que ce « ar » norique n'a rien à voir avec l'article défini breton, homographe mais d'origine celtique insulaire (brittonique), qu'on trouve dans l’expression bretonne « ar mor », la mer.
Ce « ar » procède en fait d'un vieux préfixe indo-européen (cf le latin « per », le grec « para » ou « part », l'allemand « vor »), dont le p intial a tombé (eg : Armorique : « are-mor-ica », le « pays qui longe la mer »). En effet, la chute du p initial est l'une des caractéristiques de certaines langues celtiques (comparer leun vs plenus, platus vs ledan, leur vs floor, ...)
Par ailleurs, le préfixe breton entraine la mutation adoucissante, aussi le terme Arvor est plus juste tandis que l'article n'entraîne pas cette mutation pour le mot « mor ». C'est pourquoi on trouve en Bretagne de nombreux noms de lieux, face à la mer, dénommés « l'Arvor » (en breton : an Arvor), plus rarement « l’Armor », qui deviennent, par accolement de l’article, « Larvor » ou « Larmor ».