Le rover se distingue de l'atterrisseur par sa mobilité qui lui permet d'étudier une région plus étendue que celle du site d'atterrissage. Il peut être dirigé vers une zone intéressante aux reliefs contrastés qui ne permet pas d'atterrir en sécurité comme un cratère, un affleurement ou des rochers. Au delà des obstacles rencontrés sur le terrain, la mobilité du rover est aussi limitée par les conditions climatiques et d'ensoleillement. Il est souvent équipé de panneaux solaires qui lui fournissent l'énergie nécessaire à ses déplacements.
Contrairement à un orbiteur qui effectue des observations et des mesures depuis une orbite, le rover peut analyser physiquement les matériaux et roches en surface. En effet, il peut être équipé d'instruments scientifiques variés (spectromètre, foreuse, four, capteurs, appareils photographiques) qui permettent d'apporter des informations plus précis sur la composition des matériaux. La zone de prospection du rover se limite à une région proche du site d'atterrissage. Le choix d'utiliser un rover est audacieux car la phase d'atterrissage est particulièrement délicate et souvent la raison de l'échec de la mission.
La distance qui sépare le rover de la Terre ne permet pas de communiquer en temps réel. Dans le cas de la planète Mars comme sur la mission Mars Exploration Rovers, le temps du signal aller-retour peut atteindre une quarantaine de minutes suivant la possition des planètes. Le rover doit donc être conçu pour fonctionner de manière autonome et avec en général une aide reçu assez limitée.