Il s’agissait ordinairement d’une vaste pièce couverte, carrée ou rectangulaire (cavaedium). Son toit est ouvert au centre, un bassin (impluvium), parfois pourvu d’un jet d’eau, se trouvait sous cette ouverture et recueillait l’eau de pluie venue du compluvium, qui était dirigée ensuite vers une citerne. Il pouvait y avoir aussi des atriums oblongs ou circulaires, plus ou moins beaux selon l’importance de la maison. Certaines maisons en possédaient plusieurs. Les murs de l’atrium étaient souvent revêtus de marbre jusqu’à hauteur d’appui et décorés de fresques. Les stemmata imaginum (arbres généalogiques familiaux), les tables de patronat et d’hospitium ainsi que les archives familiales étaient conservées dans cette pièce.
On compte quatre sortes d'atriums :
- toscan, il était formé par quatre poutres qui se croisaient à angles droits, avec leurs bouts scellés dans les murs ; il restait au milieu une partie découverte ;
- testudine, il était formé d’un grand toit ressemblant à la carapace d’une tortue, d’où son nom ; le jour passait en dessous ;
- tétrastyle, ou à quatre colonnes, il ressemblait au toscan, mais une colonne soutenait chaque point d’intersection des poutres ;
- corinthien, le plus vaste, composé de portiques en colonnades d’ordre corinthien.
L’atrium désignait aussi une cour entourée de portiques devant un temple ou un édifice public. Il y avait à Rome l’Atrium regium, celui de la Liberté, l’Auctionarium, celui de l’Apollon palatin, devant le temple de ce dieu, sur le mont Palatin. Il était d’une très grande beauté, tout en marbre blanc et en marbre d’Afrique, avec un grand nombre de statues équestres et pédestres.