Gastronomie
L'ortolan est célèbre pour être un mets de gourmet et était précédemment réservé aux rois et grands de ce monde. En effet, il est très recherché pour sa chair délicate, assez grasse due à un gavage naturel. La tradition veut qu'il soit noyé dans de l'armagnac et réduit dans la bouche, lentement, sans presque mâcher, et sans rien recracher en bouillie d'os, de chair et de sang.
L'ortolan, une espèce menacée
L'espèce est en diminution dans au moins dix pays d'Europe. On estime la population totale à 400 000 / 600 000 couples. En France, il a disparu de 17 départements entre 1960 et 1990 et diminué dans 7 autres départements. En 1992, la population française d'ortolans était estimée à 15 000 couples.
Les raisons avancées pour la très forte régression du nombre d'ortolans sont la dégradation de son habitat, la réduction des lieux de nidification (changement de paysage agricole).
La chasse (en particulier pratiquée dans le département des Landes) était responsable du prélèvement d'environ 50 000 oiseaux par an, soit 10 fois la population d'ortolans en Allemagne, Belgique et Hollande.
Le bruant ortolan a été désigné « oiseau de l'année » en 1984 par les ornithologues européens, et un symposium lui a été consacré en 1992 à Vienne.
Le bruant ortolan est une espèce protégée en Europe. Sa vente est illégale en France. Capturé à la fin de l'été aux matoles les Gascons continuent de l'engraisser pendant plusieurs semaines exclusivement au millet blanc.
Cette consommation est un sujet politique sensible et l'une des raisons du succès régional de listes comme CPNT.
Ainsi, Alain Juppé est un amateur d'ortolans, comme l'était François Mitterrand.