La création de la race date de 1981 et résulte d’un croisement accidentel. C’est la Baronne Miranda von Kirchberg qui avait acheté un persan chinchilla mâle pour son mari. Peu avant la date prévue pour sa castration, il rencontra une femelle burmese à la robe lilas . Il naquit de cette union quatre chatons à la robe noire silver shaded. Il s’agissait de quatre femelles et deux d’entre elles, nommées Galatea et Gemma furent achetées par la Baronne. Elle décida avec une autre éleveuse de créer alors une nouvelle race et croisa à nouveau son persan avec une autre burmese. Il naquit alors en 1982 un mâle, qui, avec ses deux demi-sœurs est à l’origine de nombreuses lignées de burmillas.
Il fut décidé que cette nouvelle race ressemblerait au burmese anglais et elles rédigèrent le standard sur cette base. A l’heure actuelle, les standards du burmese et du burmilla sont d’ailleurs toujours identiques.
Le travail pour la reconnaissance de la race commença en 1983. La Baronne avait choisi de développer d’autres couleurs et ces chats sont actuellement reconnus sous le nom d’asians. L’autre éleveuse continuait à travailler les lignées silver et certaines associations félines reconnurent les burmillas comme une race à part entière dès 1989 pour la GCCF et en 1994 pour la FIFé. Beaucoup d’autres associations regroupent les burmillas avec les asians.
Pour les deux races, il fallut avoir recourt à des croisements consanguins afin de fixer certains traits, notamment le poil court. En effet, l’apport du persan avait amené le gène produisant le poil mi-long et il était indésirable . Le nom burmilla vient de la contraction de « burmese » et de « chinchilla ».
Cette race reste rare en France. On ne comptait entre 2003 et 2008 que 119 burmillas enregistrés, soit 0.11 % du total des chats de race en France. Le nombre moyen de naissances par an est de vingt.