On trouve deux anciens campaniles de forme ronde, construits entre le VII et le X siècle, près des églises Saint-Apollinaire-le-Neuf et Saint-Apollinaire-in-Classe, à Ravenne. La tour penchée de Pise (1174-1350), campanile roman de la cathédrale de Pise, en Toscane, est un exemple du genre. Le campanile de la cathédrale de Florence, de forme carrée, fut construit d'après les dessins de Giotto. Bel exemple d'architecture gothique, ce campanile de sept étages, aux façades de marbre de couleur, doit ses reliefs sculptés à Giotto, Andrea Pisano et Luca Della Robbia. Le campanile de la basilique Saint-Marc à Venise en est un autre exemple remarquable.
Avec l'apparition du dôme, triomphe de l'architecture et de l'ingénierie, les campaniles furent peu à peu abandonnés vers la fin de la Renaissance. Ce genre architectural réapparut cependant en Europe du Nord, vers la fin du XIX siècle, lorsque l'éclectisme remit le passé au goût du jour. Parmi les plus remarquables exemples, on peut citer le campanile de la cathédrale de Westminster, à Londres, conçu par J.F. Bentley en 1897.
Le terme a été emprunté à l'italien campanile qui signifie clocher.
Un des plus célèbres campaniles du monde est la Tour penchée de Pise.
En France, le clocher de l'église abbatiale de Brantôme (XI siècle) en Dordogne est certainement le plus ancien campanile du pays.
On en trouve également beaucoup en basse vallée du Rhône entre Provence et Languedoc, notamment dans les départements de Vaucluse, des Bouches-du-Rhône, du Gard (comme la Tour Fenestrelle de la Cathédrale d'Uzès) ou encore de l'Hérault. Une des particularités de ces campaniles est qu'ils sont en fer forgé. La construction d'un campanile en fer était moins onéreuse quoique que certains soient particulièrement travaillés. De plus, dans ces régions où le Mistral souffle régulièrement, parfois avec violence, un campanile en fer forgé offre beaucoup moins de prise au vent qu'un clocher « classique », en laissant passer l'air.