Caranx papuensis

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Introduction

Carangue mouchetée
Caranx papuensis
Classification
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
Sous-embr.Vertebrata
Super-classeOsteichthyes
ClasseActinopterygii
Sous-classeNeopterygii
Infra-classeTeleostei
Super-ordreAcanthopterygii
OrdrePerciformes
Sous-ordrePercoidei
FamilleCarangidae
GenreCaranx
Nom binominal
Caranx papuensis

Alleyne & MacLeay, 1877

La carangue mouchetée (Caranx papuensis), est poisson de la famille des Carangidés.

Taxonomie et dénomination

La carangue mouchetée est classée dans le genre caranx, de la famille des Carangidés, de l'ordre des perciformes et du sous-ordre percoidei.

La première description scientifique d'un individu de cette espèce est réalisée par Haynes Gibbes Alleyne et William John Macleay, en 1877.

Synonymes :

  • Carangus sansum (non Forsskål, 1775)
  • Carangus sansun (non Forsskål, 1775)
  • Caranx carangus (non Bloch, 1793)
  • Caranx celetus (Smith, 1968)
  • Caranx regularis (Garman, 1903)
  • Caranx sansun (non Forsskål, 1775)

Noms vernaculaires :

  • Carangue bronze (France métropolitaine)
  • Carangue pièce (République de Maurice)

Morphologie

La première description scientifique de cette espèce a été réalisée par les zoologistes Haynes Gibbs Alleyne et William John Macleay en 1877, à partir d'un spécimen collecté par Hall Sound en Papouasie-Nouvelle-Guinée. L'espèce a été plus tard décrite en 1903 par Samuel Garman sous le nom de Caranx regularis, et en 1968 par James Leonard Brierley Smith sous le nom de Caranx celetus. Les individus de cette espèce ont été fréquemment confondus avec Caranx sansun.

Les carangues mouchetées possèdent neuf épines dorsales, de 21 à 23 rayons mous dorsaux, 3 épines anales et de 16 à 19 rayons mous anals. La partie inférieure du corps et de la tête est argentée. La partie supérieur du corps et de la tête est cuivrée ou bleu-vert et mouchetée de noir. La nageoire pectorale, les nageoires médianes inférieures et la partie inférieure de la nageoire caudale sont jaunes. La nageoire médiane inférieure possède une pointe blanche.

Les nageoires supérieures sont teintées de jaune ou d'une légère teinte bleu-noir. La nageoire médiane supérieure et la nageoire caudale ont une pointe noire. La nageoire pectorale est en forme de faux. La queue est marquée de nombreuses scutelles.

Le maximum de taille connu est de 88 cm, et le poids maximal est de 6,4 kg.

Répartition géographique

Ces poissons tropicaux peuplent des eaux chaudes entre les latitudes 30°N et 23°S. Ils peuplent les eaux des océans Pacifique et Indien. En Afrique, ils sont présents du Golfe d'Aden jusqu'à Madagascar. Dans le Pacifique, la limite de peuplement nord se trouve aux environs des Îles Ryūkyū, au sud du Japon. On les retrouve au Sud jusqu'au nord de l'Australie. Sur la côte Ouest des Amériques, ils peuplent les eaux de la Basse-Californie-du-Sud et le Golfe de Californie, jusqu'aux côtes de l'Équateur

Comportement

Ces carangues vivent sur les littoraux récifaux et en pleine mer. Les juvéniles peuplent souvent les estuaires, où ils se nourrissent de préférence de crustacés de type crevettes, comme les Penaeidae, d'après une étude réalisée dans les estuaires du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud. Elles tolèrent bien les eaux saumâtres, et les juvéniles remontent parfois les rivières. Elles semblent préférer les eaux claires. Adultes, elles se nourrissent essentiellement de poissons, mais aussi de crabes, crevettes et calmars.

Cette espèce est très grégaire, et les bancs de plusieurs centaines d'individus sont fréquents. Lorsqu'une de ces carangues est blessée, les autres membres du banc s'en approchent, et la frôlent. Elles se montrent également très curieuses, s'approchant des nageurs et chasseurs sous-marins.

Pêche

Ces carangues s'attrapent facilement au filet, en particulier à l'embouchure des rivières où elles pourchassent des alevins ou petits poissons. À la pêche sous-marine, leur curiosité en font des proies peu farouches. Les bancs sont très serrés. Lorsqu'une de ces carangues est fléchée, les autres s'approchent pour la toucher et nager autour.

Elles sont généralement commercialisées fraîches, sur les petits marchés locaux. Elles font partie des prises de la pêche sportive. Elles sont parfois élevées dans le secteur de l'aquaculture, à des fins commerciales. Elles sont l'objet d'une étude en ce sens sur l'île de la Réunion, où elles semblent bien s'adapter dans les grands aquariums d'eau salée.

Elles semblent ne présenter aucun danger particulier en rapport à la ciguatera.