Cathédrale Sainte-Anne de Sainte-Anne-de-la-Pocatière

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Introduction

Cathédrale Sainte-Anne
Vue générale de l'édifice
Latitude

Longitude
47° 22′ 04″ Nord

70° 02′ 22″ Ouest / 47.367744, -70.03943
PaysQuébec, Canada
RégionBas-Saint-Laurent
VilleLa Pocatière
CulteCatholique romain
TypeCathédrale
Rattaché àDiocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière
Début de la construction1969
Fin des travaux1970
Style(s) dominant(s)Contemporain

La cathédrale Sainte-Anne est une cathédrale de rite catholique romain. Siège du diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, elle est située au numéro civique 203, 4 avenue Painchaud, à La Pocatière, dans la MRC de Kamouraska et la région du Bas-Saint-Laurent, au Québec. Elle est consacrée à sainte Anne, fêtée le 26 juillet, mère de la Vierge Marie selon le protévangile de Jacques et le Pseudo-Matthieu, et donc la grand-mère de Jésus-Christ. Sainte Anne est aussi la patronne du Québec.

La cathédrale Sainte-Anne est aussi le huitième lieu de culte de la paroisse Sainte-Anne, érigée en 1678, après les églises de 1715, 1735, 1767, 1800, 1845, 1920 et la crypte de 1950. Le culte à sainte Anne est arrivé en Nouvelle-France en même temps que les premiers colons français. Au Québec, une vingtaine de paroisses sont placées sous le patronat de sainte Anne; celle de La Pocatière compte parmi les toutes premières.

Historique

La cathédrale Sainte-Anne a été construite en deux étapes : le sous-bassement d'abord en 1949-1950, appelé crypte, et le corps principal en 1969-1970. Pendant les vingt premières années du diocèse, la crypte en fut le siège diocésain. La construction de la crypte commença le 26 avril 1949 par les travaux d’excavation. Le 2 octobre 1949, le chanoine J. Stanislas Théberge, V. F., curé de Rivière-Ouelle, procéda à la bénédiction de la pierre angulaire. La crypte fut complétée le 23 avril 1950. Les cérémonies religieuses y ont eu lieu jusqu'en 1970.

La cathédrale actuelle a été construite en 1969-1970 sous la responsabilité du curé, le chanoine Charles Dumais, selon les plans de la firme d'architectes Lagacé et Massicotte, de Rivière-du-Loup. Le 26 juillet 1969, le contrat de construction fut accordé à l'entrepreneur Paul Martin inc., de La Pocatière. L’église-cathédrale fut bénite un an plus tard, jour pour jour, le 26 juillet 1970 par Monseigneur Charles-Henri Lévesque, évêque de Sainte-Anne. Elle avait été terminée le 12 avril 1970, date de la première messe. Les coûts de construction de l’église et du presbytère s’élevèrent à 589 296,29$. L’intérieur fut complété dans les années suivantes.

Caractéristiques architecturales

L'extérieur est en crépi, et l'intérieur est en bois. Son plan est rectangulaire et l'intérieur est en amphithéâtre. Son plafond est plat.

Orgue Providence

Son orgue a été fabriqué en 1974 par la maison Orgue Providence inc. (depuis 1979, connu sous le nom de Guilbault-Thérien inc.), de Saint-Hyacinthe. Numéroté Opus 11, il compte 15 jeux sur trois claviers manuels (58 notes) et un pédalier (32 notes). L’instrument a été inauguré le 8 décembre 1974 par l’abbé Antoine Bouchard. Il s'agit du premier orgue à traction mécanique fabriqué par André Guilbault et Guy Thérien. Selon L’Encyclopédie de la musique au Canada, l'orgue de la cathédrale Sainte-Anne-de-la-Pocatière en 1974, comme les autres orgues signés par Guilbault-Thérien depuis, l'a été « dans l’esprit du renouveau de la facture canadienne depuis 1960 ». Le grillage du buffet est l'oeuvre du sculpteur Jean-Julien Bourgault. Cet orgue remplace un orgue Casavant (opus 2012) de 11 jeux, inauguré le 28 mai 1950 par Jean-Marie Bussière, organiste à l’église Saint-Sacrement de Québec.

Œuvres d'art

La cathédrale compte plusieurs sculptures de Médard et Julien Bourgault, et comporte une grande verrière moderne derrière le maître-autel dans le chœur, oeuvre de Michèle Tremblay-Gillon, artiste paysagère et professeure d'histoire de l'art au Cégep de l'Outaouais.

Cloches

Le carillon de la cathédrale Sainte-Anne fut bénit le 17 mai 1970 par Mgr Charles-Henri Lévesque, évêque du diocèse de Sainte-Anne. Il compte trois cloches baptisées Anne, Bruno et Charles-Henri, la première en l'honneur de sainte Anne et la troisième en l'honneur de l'évêque du lieu. Deux cloches ont été fondues par la fabrique Crouzet et Hildebrand (F. Crouzet et Aimé ou Auguste Hildarand), fondeurs de cloches à Paris au 19e siècle ou à Louviers, Eure (27), et proviennent de l'église Saint-Henri de Montréal. Ce sont les deux grosses cloches, elles sonnent Ré et Mi. La troisième cloche a été coulée pour la cathédrale par la fonderie Dominique Bollé, à Saint-Jean-de-Braye, Orléans, elle sonne Fa. Au total, elles pèsent 3 529 kg.