Centrale électrique de Ruien

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Introduction

Centrale électrique de Ruien
Centrale électrique de Ruien}
Administration
PaysBelgique Belgique
RégionFlandre Région flamande
Province Province de Flandre-Orientale
CommuneRuien
OpérateurElectrabel GDF Suez
Date de mise en service1959
Réacteurs
TypeCentrale thermique
Production d'électricité
Puissance nominale800 MW
Divers
Source froideEscaut

La centrale électrique de Ruien, en néerlandais Elektriciteitscentrale van Ruien, est une centrale thermique au charbon située sur la rive droite de l'Escaut dans la commune de Ruien en Flandre Orientale, Belgique.

Construite en 1958, elle est la plus importante centrale thermique de Belgique. Elle fait partie du parc de production du groupe énergétique franco-belge Electrabel-GDF SUEZ.

Description

La centrale est équipé de quatre turbines à vapeur. Unités : 3 et 4 (modèle Escher Wyss), la 5 et la 6 (modèle BBC Brown Boveri) et chacune est couplée à un alternateur (modèle ACEC Charleroi). Les quatre unités génèrent quelque 800 Mégawatts.

Au cœur de la centrale

Unité 6 : Turbine à vapeur (modèle : BBC Brown Boveri ) couplée à un alternateur : (Modèle : ACEC Charleroi) Puissance : 290 MW. Vitesse : 3000 tr/min.

Les unités 3 et 4 recourent au charbon en tant que combustible. L’unité 5 fonctionne tant au charbon qu’au gaz alors que l’unité 6 tourne exclusivement au gaz naturel.

Les unités les plus anciennes (1 et 2) (modèle Escher Wyss) ont été mises hors service et sont déjà partiellement démantelées.

Processus de production électrique

Le charbon est acheminé par bateau sur le canal de l'Escaut et ensuite transporter par une bande transporteuse jusqu'au broyeur qui le réduit en poudre de charbon. Celle-ci est mélangée avec les sciures de bois et les noyaux d’olives moulues et injectée dans la chaudière pour être brûlée. Des conduites longent cette chaudière. La chaleur de la combustion permet de faire vaporiser l’eau. La vapeur actionne les pales de la grande turbine. L’alternateur couplé à la turbine transforme l’énergie libérée en électricité.

Normes

Parc à charbon de la centrale

L'approvisionnement continu de la centrale est assuré par une sauterelle muni d'une bande transporteuse inclinable (convoyeur) permettant de transporter le charbon jusqu'au broyeur

Sciure de bois transporter par bateau et ensuite acheminé par un convoyeur jusqu'au cœur de la centrale pour être brulée avec le charbon

Les normes environnementales sont de plus en plus strictes. C’est la raison pour laquelle la centrale s’est vue contrainte de rénover complètement son installation d’épuration des gaz de combustion. Pour ce faire, le propriétaire, Electrabel, a fait appel à Fabricom-GTI, qui s’est à son tour adressé à Phoenix Contact pour obtenir des relais de puissance à fréquences de commutation élevées, d’une puissance importante et suffisamment statiques. Les unités 3, 4 et 5 sont équipé d’une installation d’épuration de la fumée pour pouvoir rester active. Selon les nouvelles normes européennes, les gaz de combustion contenaient trop d’azote, de soufre et de particules fines sont bien filtrés. Les particules fines sont des cendres. Ces substances sont libérées lors de la combustion de matières solides.

Au cours des dernières années, de plus en plus de biomasse est ajoutée au charbon : sciures de bois, noyaux d’olives, déchets de bois non traité, etc. à hauteur de 200.000 tonnes par an. De la sorte, la centrale produit une grande quantité d’énergie verte.

Electrofiltre

Electrabel utilise un électrofiltre afin d’éliminer les cendres volantes du gaz de combustion. Les cendres qui se trouvent dans les gaz sont ionisées : elles reçoivent une charge électrique par le biais de fils. Les gaz de combustion sont poussés entre de grandes plaques en métal de 12 mètres de haut et de 5 mètres de large. Ces plaques suspendues dans l’électrofiltre sont mises à une tension de 70 kilovolts, de manière à fixer les particules chargées. Elles doivent être constamment éliminées des fils d’ionisation. Le nettoyage est effectué par vibrations.

Les chiffres d’émission confirment le bon fonctionnement du nouvel électrofiltre. Auparavant, les gaz de combustion qui sortaient des cheminées contenaient 80 mg de cendres volantes par mètre cube. Aujourd’hui ils n’en contiennent plus que 20. Il s’agit donc d’une réduction de 75 %.