Le rocher ou subsistent les ruines du château se prolonge par une éminence appelée « Le Cuar ». Celle-ci aurait été le site d'une fortification antérieure, probablement en bois. Un fossé, taillé de main d'homme la sépare du château.
Initialement possession de la famille de Châtillon, connu depuis la fin du XII siècle, il passe aux mains des sires de Faucigny. Au XIII siècle, il est le siège d'une châtellenie regroupant treize paroisses. Vers 1200, Aymon II de Faucigny abandonne le château ancestral, pour s'y installer. Il y rédige son testament en 1234, et le lègue à sa fille Agnès de Faucigny, qui a épousé la même année au château Pierre II de Savoie, qui y fera d'importants travaux en 1260. Leur fille Béatrix de Savoie en épousant en 1253 Guigne VII , apporte le château aux dauphins du Viennois qui le garderont jusqu'en 1355. Le traité de Paris du 5 janvier 1355 ramène le château dans le giron savoyard. Il subit d'important travaux entre 1360 et 1372. En 1380 Bonne de Berry fait construire une nouvelle tour. Le dernier héritier de Béatrix, Jean de Chalons-Arlay fait don, le 13 janvier 1406, du château au duc de Savoie Amédée VIII, qui y nommera un châtelain. Il est pris en 1492, par les « Robes Rouges »; paysans en révolte, enmené par Jean Gay de Megève, qui comme signe distinctif revêtent une robe rouge. En 1530, le duc Charles III, inféode le château à la famille de La Palud. Il aurait été détruit en 1589 lors de l'invasion des Bernois et Genevois, mais rien ne prouve qu'ils soient arrivés jusqu'à Châtillon. Victor-Amédée III, en 1600, l'inféode au profit du marquis de Cluses, Joseph Martin du Fresnoy et par héritage, en 1769, les ruines sont entre les mains de Joseph Planchamp.