Le chastel et chastellenie et terre de Monjehan sont en 1407 et 1444 dans la mouvance de Laval avant de devenir partie intégrante du domaine du comté de Laval. Le château n'est encore indiqué en 1215 que comme un châtelier, une motte de terre au centre d'un domaine dont les droits féodaux sont reconnus à Avoise de Craon, veuve de Guy VI de Laval, villicationem terrae... apud motam Montis Johannis.
Le château en maçonnerie qui existait au XIV siècle fut en patie détruit par un incendie avant l'an 1385, incendium quod castrum in sui medietate passum est, casu tam enormi quod dicta mediatas fuerit vastaja et destructa . Il était redevenu une place très forte et qui tint au moins jusqu'après le mois de mars 1431, car à cette époque le duc d'Alençon Jean II d'Alençon y fit conduire un prisonnier anglais comme dans un lieu très sûr, locus fortissimus. Il fut probablement détruit par d'Arondel en 1433 quoiqu'aucun texte précis n'en fasse mention expresse.
Mais après la Campagne de Bretagne et de Normandie en 1448-1449, le maréchal André de Lohéac, ayant acquis Montjean (1448), fit reconstruire le château bien plus fort qu'il n'était, de 1466 à 1474. Jean Hervois, son châtelain, lui rendant compte des mises qu'il a faites pour l'oeuvre et ediffice du chasteau du dit Montjehan se trouve créancier d'une somme de 200 livres 14 sols, dont le maréchal lui tient compte.
Louis XI vint au mois d'août 1472 demander l'hospitalité au maréchal derrière des épais murs du château de Montjean. Des brigands et mauvais garczons qui pillaient le pays y furent renfermés vers l'an 1500, et Catherine d'Alençon, veuve de Guy XV de Laval y testa et Voulut rendre son âme à Dieu, A Mon Jehan, moult beau lieu, le 18 juillet 1505.
les seigneurs de Laval y séjournèrent aussi : Guy XV de Laval, au mois d'août 1489 (?) ; la comtesse de Laval qui y reçoit le cardinal de B..., 1517 ou 1518 ; Claude de Foix, qui écrit du château à Anne de Laval, le 29 décembre 1542 ; Guy XVIII de Laval et Guyonne de Rieux, 1551. Le Cardinal d'Angennes y fit mettre garnison au nom du roi, 1575.