L’édifice actuel est une construction du XV siècle, remaniée au XVIII siècle, associant la pierre de tuffeau et les moellons.
Du XV siècle ne subsiste plus que le corps de bâtiment central avec sa toiture à forte pente, ses hautes cheminées de briques décorées d’ardoises et ses pignons à crochets.
Dans les combles, on trouve une charpente à chevrons formant ferme, avec les restes de 3 cheminées monumentales gothiques et, sur le pignon ouest, une échauguette dont l’extrémité a été rasée lors de la construction de 2 ailes à la fin du XVIII siècle.
La porte et les voûtes de la chapelle, ainsi que les caves, datent également du XV siècle. Dans une des caves se trouve le puits qui servait à alimenter les cuisines, ainsi qu’une ancienne cheminée.
Un inventaire de 1745 fait état d’un escalier extérieur à vis, qui fut remplacé au XIX siècle par un vaste escalier intérieur en bois.
Les ouvertures, à l’exception de celles de la chapelle, ont toutes été remaniées au XVIII siècle, tant en ce qui concerne les fenêtres elles-mêmes que les lucarnes des galetas.
On trouve dans la chapelle, outre une inscription datée de 1749 qui mentionne les travaux effectués par François d’Aviau de Piolan, différents blasons sur les clefs de voûtes, appartenant aux Beaumont de Bressuire, Harcourt d’Argenton et d’Aviau pour le « lion à queue fourchue passée en sautoir ».
En contournant l’édifice, on trouve un pigeonnier ou " fuye " qui possède encore ses cases et son échelle tournante. La cour des communs est marquée par 2 grands portails en pierre de tuffeau, aux frontons martelés d’époque XVIIIe.