Château-Neuf d'Allinges

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Introduction

Château-Neuf d'Allinges
Période ou stylemédiéval
Typechâteau-fort
Début constructionsiècle - XI siècle
Propriétaire initialfamille d'Allinges
Destination initialerésidence
Propriétaire actuelcongrégation des Missionnaires de Saint-François-de-Sales
Destination actuellecentre d'un pèlerinage salésien
Protection1907/07/13 classé MH - chapelle
Latitude

Longitude
46° 19′ 50″ Nord

6° 27′ 50″ Est / 46.33056, 6.46389
PaysFrance France
Région historiqueChablais Blason Chablais.svg
RégionRhône-Alpes
DépartementHaute-Savoie
Commune françaiseAllinges

Les ruines du Château-Neuf d'Allinges se dresse sur la commune éponyme, dans le département de Haute-Savoie.
Elles se partagent l'éminence d'une colline, « butte des châteaux », avec Château-Vieux, dont-elles sont distantes de seulement 150 m . Le château était accompagné d'un bourg ceint de murailles dont-il ne reste traces.

Situation

A l'ouest d'une colline de 712 m d'altitude, il dominait avec Château-Vieux, d' une hauteur de 200 m le village d'Allinges.

Histoire

Il est édifié au X siècle par le roi de Bourgogne Rodolphe II, et restauré par son successeur Rodolphe III. Il passe ensuite aux mains des comtes de Savoie. La Maison de Savoie en fait le siège d'une importante châtellenie dont dépend Thonon, rôle qu'il perdra en 1288 au profit de ce dernier.
La rivalité qui oppose la Savoie et le Faucigny, du XIII siècle et jusqu'à la première moitié du XIV siècle, fait que les garnisons des deux châteaux sont en conflit permanent.
En 1272, il subit des dégâts par des machines de guerre. En 1282, le châtelain y fait des réparations, et le fait armer. En 1291, 1292 et 1302, il est de nouveau endommagé par des machines de sièges installées à Allinges-Vieux. En 1305, il subit un violent bombardement. Le plus célèbre de ces conflits, remonte à 1325, lorsque le Dauphin de Vienne Guigues VIII, alors en guerre avec le comte Édouard de Savoie, vient mettre le siège devant Château-Neuf, accompagné par Hugues de Faucigny, Amédée III de Genevois et d'Hugues d'Anthon. La résistance qu'oppose la forteresse, permet au comte Edouard de se porter à son secours. Les troupes savoyardes au cri de « Savoie, Savoie », galvanisé par leur chef, « Prenons donc par les cheveux, cette occasion de gloire immortelle et n'endurons pas que la céleste Croix-Blanche à la vue de laquelle a souvent tremblé tout le pays d'Orient, soit aujourd'hui maculée de déshonneur », remporte la victoire. En 1353, de durs combats opposent de nouveaux les deux garnisons. Il faudra attendre le traité de Paris, qui voit l'incorporation du Faucigny aux États de la Maison de Savoie, pour mettre fin aux luttes qui a opposé les deux châteaux d'Allinges. Désormais, leurs garnisons, auront pour mission de défendre l'accès du Chablais.
Les châteaux furent pris par les bernois en 1536, puis occupés par les armées françaises jusqu'en 1559. En 1570, le commandement de la place est confié au baron d'Hermance qui pour renforcer les fortifications, abat les dernières maisons du bourg. Par la suite, Emmanuel-Philibert, érige Allinges en comté.
Saint François de Sales y séjourne en 1594 et 1595.
Il est de nouveaux occupé par les français en 1600 et 1690. En 1703, pendant la guerre de succession d'Espagne, menacé par les troupes de Louis XIV, Victor-Amédée II, fait démanteler la forteresse.

Description

Il est composé de deux parties précédées d'une enceinte basse commune. La plus ancienne, au nord ouest, est une enceinte formant cour autour du donjon, aujourd'hui rasé, des sires d'Allinges. La plus récente, le « château du comte », est une enceinte polygonale étirée, que l'on doit aux Savoie, qui l'ont crée à la fin du XII siècle ou au début du XIII siècle. Elle contient les ruines d'un donjon carré de 14 m de côté, avec logis et d'une chapelle castral. Son abside semi-circulaire, logée dans une tour flanquante, présente, les restes d'une fresque romane du XI siècle représentant un christ en majesté entouré des évangélistes et de saints La chapelle a été classée monument historique le 13 juillet 1907.