Feuilles de silicones et polymer
Aucune cicatrice ne peut être complètement effacée . Cependant, un certain nombre de traitements à base de silicone,gel dermo-réparateur ( https://traitementcicatrices.com/ ) ou d'injections de stéroïdes, sont utilisés en routine pour corriger les cicatrices .
De façon chronologique, l’injection de corticostéroïdes est pratiquée depuis les années soixante, les pansements compressifs sont utilisés dès le début des années 70 et les pansements à base de silicone ont été introduit dans les années quatre-vingt .
La dermorestauration
La dermorestauration consiste à stimuler la peau à l’aide d’un cylindre tapissé de microaiguilles dans le but d’activer la synthèse de collagène. Cette technique est utilisée pour le traitement des cicatrices liées à l’âge ou de certaines cicatrices d’acné.
Les pansements compressifs
Les pansement compressifs sont réalisés à partir de matériaux élastiques qui épousent étroitement la cicatrice. Ils permettent d’appliquer une pression constante sur la cicatrice afin de l’aplanir et la rendre plus souple (ils sont plus efficaces lorsqu’ils sont portés 24 heures par jour pendant 6 à 12 mois).
Ils sont utilisés majoritairement pour le traitement de cicatrices étendues comme les brûlures et ne se révèlent efficace que sur les cicatrices récentes.
Les injections de stéroïdes
C’est le traitement standard des cicatrices chéloïdes. L’injections de stéroïdes est réalisée dans la cicatrice afin d’inhiber la prolifération des fibroblastes et la synthèse de collagène. Le traitement permet ainsi d’aplanir et de ramollir la cicatrice. Le traitement est répété à 4-6 semaines d’intervalle.
Seule une faible dose de stéroïdes passe dans la circulation sanguine et les effets secondaires de ce traitement sont mineurs. Cependant, il entraîne l’amincissement des tissus et une télangiectasie dans près de 63% des cas.
La dermabrasion
La dermabrasion consiste à enlever la surface de la peau à l’aide d’une petite meule abrasive. Elle est souvent pratiquée sous anesthésie générale. Elle peut se révéler utile pour réduire les cicatrices protubérantes mais est moins efficace sur les cicatrices creuses.
Les injections de collagène
Les injections de collagène peuvent être utilisées pour élever les cicatrices « basses » au niveau de la peau environnante. Leurs effets sont cependant temporaires et elles doivent être répétées régulièrement. Ce traitement recèle également un risque de réaction allergique chez certaines personnes.
La chirurgie laser et le resurfacing
Les traitements par laser ont été introduits récemment.
Les traitements fractionnés au laser comme ActiveFX ou DeepFX permettent de corriger les défauts de coloration et/ou de texture et d’augmenter le confort du patient.
Le traitement par ActiveFX, cible principalement la surface de la cicatrice. Le rayon laser est appliqué de façon fractionnée afin de laisser intacts des « ponts » de peau non traitée qui permettront d’accélérer le processus de cicatrisation. Les défauts de coloration peuvent ainsi être atténués et la texture de la cicatrice améliorée.
À l’inverse DeepFX traite la cicatrice en profondeur afin de réorganiser la structure de collagène. Sous l’effet du traitement, la surface de la peau est aplanit et sa texture améliorée.
En agissant directement sur les trajets vasculaires cutanés, certains lasers peuvent également réduire les rougeurs de la plupart des cicatrices (6–10 semaines après le traitement initial). Ils n’ont cependant pas démontré leur efficacité dans l’aplatissement des cicatrices cutanées.
Plusieurs lasers cosmétiques dits de « resurfacing » ont également été approuvés par la FDA (U.S. Food and Drug Administration) pour le traitement des cicatrices d’acné.
La cicatrisation assistée par laser
Baptisée LASH (pour « Laser Assisted Skin Healing » ou cicatrisation assistée par laser), cette approche nouvelle vise à stimuler les mécanismes naturels de régénération et de réparation de la peau initiés dès la phase critique de la fermeture de plaie soit dès le début du processus de cicatrisation.
Appliquée très précisément à cette phase, une augmentation contrôlée de la température induit un stress thermique qui permet de réduire l’inflammation, améliore la cicatrisation, minimise les complications postopératoires et réduit la cicatrice résiduelle .
La cicatrisation assistée par laser a déjà démontré son efficacité pour améliorer le confort postopératoire des patients, minimiser les risques de complications cicatricielles et réduire la cicatrice résiduelle.
Son usage est encore limité au traitement des cicatrices chirurgicales ; les cicatrices anciennes peuvent être traitées si celles-ci font l’objet d’une reprise chirurgicale.
La chirurgie
L’excision chirurgicale des cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes est souvent utilisée en association avec d’autres techniques comme la pressothérapie ou des feuilles de gel de silicone. L’excision isolée de cicatrices chéloïdes s’accompagne toutefois d’un taux de récidive élevé de l’ordre de 45%.
Une étude clinique est actuellement en cours pour évaluer les bénéfices d’un traitement associant chirurgie et cicatrisation assistée par laser dans le cas de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes.
La radiothérapie
La radiothérapie superficielle à faible dose est utilisée pour le traitement des cicatrices chéloïdes réfractaires aux autres approches thérapeutiques. Elle est utilisée plus largement depuis le début des années 80 grâce aux accélérateurs de haute et moyenne énergie qui permettent de limiter le risque de radiodermite.
Les remèdes naturels
La recherche a montré que l’utilisation de vitamine E et d’extrait d’oignon comme traitement des cicatrices peut parfois se révéler en partie efficace mais dans certains cas, ces traitements aggravent l’apparence de la cicatrice .