Chacune classification climatique peut répondre à des attentes différentes selon les objectifs des personnes les utilisant. Par exemple, une classification selon des températures météorologiques et l'ensoleillement permettra un choix efficace pour une installation de chauffage afin d'estimer au mieux la puissance de chauffe nécessaire, mais également la durée estimée de chauffage. La description des différents types de climats permet également de simplifier l'information disponible, et de la diffuser dans une forme compréhensible. Une classification répond à un objectif, qu'il soit écologique, économique, touristique...
Une lacune des systèmes de classification est qu'ils supposent des frontières entre les zones qu'elles occupent alors qu'il y a, sauf exception, des transitions progressives d'un climat à un autre.
La classification des climats
On peut classer les classifications selon les méthodes qu'elles utilisent, selon les données qu'elles utilisent et selon les objectifs qu'elles visent.
Les données
Les classifications modernes essaient de se baser sur des mesures objectives de paramètres mesurables à l'origine du climat : la température, l'humidité, l'hydrométrie, la pluviométrie, l'ensoleillement, la vitesse des vents, etc.; et sur l'analyse statistique. Ainsi, des indices issues de ces mesures peuvent être crée comme l'indice d'aridité, l'évapotranspiration. A ces mesures objectives, viennent se greffer des appréciations plus empiriques, c'est par exemple la classification de Köppen qui a été conçue de façon à faire correspondre les zones climatiques et celles des biomes.
Le climat, par définition, consiste en une combinaison des états de l'atmosphère (température, humidité, précipitation, ensoleillement, vent, etc.). C'est-à-dire que ces paramètres ne sont pas indépendants, mais corrélés entre eux pour chaque lieu donné. Afin de prendre en compte ces corrélations, et non pas de définir indépendamment entre elles des conditions climatiques qui n'auraient aucune chance d'être rencontrées conjointement, la méthode dite "statique" [Larousse, dictionnaire du climat], consiste à établir des statistiques classiques sur chaque agent puis à les regrouper pour chaque lieu de manière à définir des tendances plus "physiques".
Il existe deux grands types de classification, les classifications établies avec les uniques données climatiques (température, hygrométrie, pluviométrie, ...) et les classifications qui prennent en comptes certaines données écologiques comme la classification de Holdridge.