L'édifice, construit en brique, présente la particularité d'être englobé, extérieurement, dans un massif plus ou moins rectangulaire, occultant presque intégralement sa disposition intérieure. Compte tenu des diverses campagnes de construction et de restauration, la datation précise des différentes parties de l'édifice est délicate.
L'église est construite selon un axe nord-sud, le choeur étant au sud, flanqué du clocher. Elle obéit au plan classique du gothique méridional, possédant une nef unique de quatre travées, couverte par une charpente reposant sur des arcs diaphragmes, flanquée de chapelles latérales voûtées sur croisées d'ogives, et donnant sur un choeur pentagonal également couvert d'une croisées d'ogives. La première travée possède une tribune. La clef de la croisée d'ogive du choeur est ornée d'une sculpture représentant Saint-Jacques.
La façade nord, où se situe l'entrée principale, possède trois inscriptions dignes d'intérêt, qui proviendraient soit de la chapelle Saint-Martin du Château, soit de l'ancienne église Saint-Jacques, rasée au XIV siècle sur ordre du roi d'Aragon. Elles sont datées respectivement de 1227, 1304 et 1510. La porte est de plus surmontée d'un bas-relief représentant des anges emmenant un défunt aux cieux. Il est attribué à l'atelier du sculpteur Raymond de Bianya, actif dans le premier quart du XIII siècle en Roussillon.