En France, dès les années 1950 de nombreux psychanalystes se sont opposés à l'ego-psychology. Cela peut paraître surprenant car Rudolph Loewenstein a été, avant son départ pour les États-Unis, l'analyste de beaucoup d'entre eux, parmi lesquels on peut citer Jacques Lacan. Il s'agissait, pour beaucoup, kleiniens, freudiens et lacaniens de combattre une vision de la psychanalyse qui ne privilégierait qu'une visée adaptative de la cure.
Un point de vue différent a été développé par Carl Gustav Jung dès les années 1910 : pour lui le moi doit tenir ensemble les nécessités des deux mondes, interne (du sujet) et externe (dont la société n'est qu'un élément). C'est ainsi que certains ont assimilé, à tort, sa psychologie analytique à l'égo-psychology.
Les 3 erreurs de l'ego-psychology selon le psychanalyste américain Anton Kris sont :
- le contre transfert n'y est vu uniquement que comme quelque chose de négatif,
- la notion de neutralité y est mal comprise,
- il n'y a pas de compréhension du préoedipien.